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L'Association des Amis du général Dumas

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L’association des Amis du général Dumas a été officiellement créée à l’initiative et sous la présidence de l’écrivain et cinéaste Claude Ribbe le 26 février 2006, à l’occasion du 200e anniversaire de la mort du général Dumas, pour relayer et soutenir le travail engagé par Claude Ribbe, à titre individuel depuis 2002 afin de faire émerger la figure du général Dumas dans l’histoire de France.

En 2002, Claude Ribbe avait publié un premier ouvrage sur le général Dumas et était intervenu auprès de la ville de Paris pour que le monument érigé en 1913 place du général-Catroux, détruit par les collaborateurs en 1943, soit réinstallé.

Ce monument formait un triangle avec ceux érigés en mémoire d’Alexandre Dumas, fils du général et de son petit-fils, Alexandre Dumas fils.

Claude Ribbe était intervenu officiellement au Sénat en prononçant une allocution à la mémoire du général Dumas, devant le cercueil de son fils, juste avant son entrée au Panthéon.

L’association a été déclarée au journal officiel de la République française du 5 août 2006 avec le but principal suivant:

« Faire connaître la vie du général Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie dit Alexandre Dumas (1762-1806), figure emblématique issue de l’esclavage, général républicain originaire d’Afrique par sa mère, né esclave à Saint-Domingue (République d’Haïti), mort libre à Villers-Cottterêts (Aisne) ; honorer et défendre sa mémoire, au regard notamment de ses origines africaines et de la condition d’esclave qui fut la sienne dans sa jeunesse, honorer et défendre la mémoire de sa famille : ascendants, descendants ou collatéraux.»

La première action de l’association a été de faire installer à Villers-Cotterêts le 26 février 2006, à l’occasion du bicentenaire de la mort du général Dumas, une plaque commémorative sur la façade de la maison où il est mort de chagrin, victime de la haine raciste de Napoléon le 26 février 1806, laissant une veuve sans ressources et un orphelin de trois ans qui devait reprendre le pseudonyme de son père - Alexandre Dumas - puis devenir l’écrivain français le plus lu dans le monde.

Le président Chirac ayant fixé en janvier 2006 au 10 mai la date nationale de commémoration de l’esclavage, la plaque apposée à l’initiative de l’association des amis du général Dumas a été désignée, conformément à la loi de 2001 sur l’esclavage et à son décret d’application, par le préfet de l’Aisne - en accord avec la municipalité de Villers-Cotterêts – comme le lieu de mémoire du département de l’Aisne pour la commémoration annuelle de l’esclavage.

Cette commémoration a été célébrée tous les ans à partir du 10 mai 2006 devant la plaque du 41 de la rue du général-Mangin en présence du préfet et de la municipalité.

La nouvelle municipalité (PS) élue à Villers-Cotterêts en 2008 a maintenu et amplifié cette tradition qui a été préservée pendant 8 années consécutives.

Le nouveau maire, Franck Briffaut, élu sous l’étiquette du Front national en mars 2014, a déclaré au journal L’Express le 16 avril 2014 qu’il romprait avec cette tradition le 10 mai 2014.

En réaction, l’association des Amis du général Dumas, après avoir vivement condamné l'attitude du maire FN de Villers-Cotterêts, a taxant de racisme, a annoncé dans un communiqué du 24 avril 2014 que - vu la défection de la municipalité - elle prendrait en charge l’organisation de la commémoration traditionnelle de Villers-Cotterêts qui entre de toute évidence dans son objet.

La prise en charge de la commémoration de Villers-Cotterêts par l’association des amis du général-Dumas le 10 mai 2014 à 11 h.

L’association a appelé dès le 24 avril 2014 à se réunir à 11 h le 10 mai 2014 devant la plaque commémorative du général Dumas, 41 avenue du général-Mangin à Villers-Cotterêts.

Elle s’est déclarée, comme l’exigent la loi et la réglementation - trois jours francs à l’avance - responsable de la manifestation tant auprès de la municipalité de Villers-Cotterêts, que de la préfecture de l’Aisne qui n’a pas vu d’objection à cette manifestation.

De nombreuses associations, collectifs d’associations et personnalités, tant locales que nationales (CM98, Crefom, cifordom, LDH, Mrap, Licra, Sos racisme etc.) ont répondu à l’appel de l’association des Amis du général Dumas qui a ainsi pris en chargé la responsabilité et la coordination de la commémoration, pour en assurer le bon déroulement et attribuer équitablement les temps de parole aux associations et personnalités présentes tout en veillant à ce que les associations et personnalités locales – en particulier les originaires d’Outre-mer de Villers-Cotterêts - soient mises en valeur.

Le monument et la manifestation de la place du général-Catroux

Suite à la demande de Claude Ribbe, futur président de l’association des Amis du général Dumas, le conseil de Paris, en juin 2002, a voté à l’unanimité une résolution tendant à installer un monument, place du général-Catroux à Paris, en remplacement du monument vandalisé pendant l’Occupation nazie.

Ce monument au général Dumas, évoquant l’esclavage par d’immenses fers brisés réalisés par Driss Sans-Arcidet, a été inauguré le 9 avril 2009 par le maire de Paris, M. Bertrand Delanoë, aux côtés de Claude Ribbe, président de l’association, et de nombreuses personnalités de la majorité et de l’opposition, dont Victorin Lurel et George Pau-Langevin, futurs ministres des Outre-mer.

Le 10 mai 2009, l’association des Amis du général Dumas a pris l’initiative d’organiser tous les 10 mai, en collaboration avec la ville de Paris et la mairie du 17e arrondissement, une cérémonie commémorant la journée nationale de l’esclavage. Cette initiative a été approuvée unanimement par le conseil de Paris. A partir du 10 mai 2009, la mairie de Paris, la mairie du 17e, et l’association des Amis du général Dumas, ont ainsi célébré la journée de l'esclavage devant un large public populaire.

Tous les ans depuis 2009, le gouverneur militaire de Paris a accordé à l’association des Amis du général Dumas un détachement comprenant une musique militaire chargée de rendre les honneurs au général Dumas et – à travers lui – aux esclaves et à leurs descendants.

Le combat pour l’attribution posthume de la Légion d’honneur au général Dumas

Depuis 2002, l’association des Amis du général Dumas se bat pour que la Légion d’honneur, créée par Napoléon Bonaparte le 19 mai 1802 - la veille du rétablissement de l’esclavage - soit décernée au général Dumas, soit à titre posthume (après modification de la réglementation en vigueur) soit de manière symbolique, le Président de la République, grand-maître de l’ordre national de la Légion d’honneur, déclarant solennellement que le général Dumas est membre de droit de cette institution depuis sa création.

Le général Dumas a en effet reçu en 1798, en récompense de sa bravoure, un sabre d’honneur de Bonaparte à Alexandrie (Égypte) ainsi qu’en atteste un document acquis par le musée de Villers-Cotterêts grâce à l’intervention de l’association des Amis du général Dumas.

L’attribution de ce sabre d’honneur ouvrait de droit au général-Dumas, à condition qu’il en fasse la demande, l’ordre de la Légion d’Honneur à sa création.

Il est prouvé que le général a fait cette demande par une lettre de Murat de 1806 qui assure le général de son intervention auprès de Napoléon. Cette lettre est également conservée au musée de Villers-Cotterêts.

Mais Napoléon - qui avait mis le général à la retraite d’office et pris des arrêtés racistes le concernant et lui interdisant en principe de résider à Villers-Cotterêts - a refusé de faire droit à la demande légitime du général Dumas qui est le seul officier général divisionnaire français depuis 1802 à avoir été privé de toute récompense.

Les présidents de la République Chirac et Sarkozy, saisis à maintes reprises par l’association du général Dumas au sujet de la Légion d’Honneur, ont catégoriquement refusé de faire droit à cette demande, pourtant appuyée par les élus PS et UMP de l’Aisne et soutenue par une pétition ayant recueilli plus de 6000 signatures.

Fin 2011, l’association du général Dumas a écrit à tous les candidats déclarés à la présidence de la République pour leur demander quelle serait leur attitude, une fois élus, quant à la mémoire du général Dumas et en particulier quant à son admission dans l’ordre de la légion d’Honneur.

L’association n’a reçu qu’une seule réponse écrite : celle de Jean-Louis Borloo, lequel a déclaré qu’il répondrait ultérieurement, après examen du dossier, ce qu’il n’a jamais fait.

Cependant, jeudi 2 février 2012 Marine Le Pen, lors d’une conférence de presse où l’avocat Gilbert Collart présentait le comité de soutien de la candidate, a annoncé que si elle était élue présidente de la République, elle décernerait la Légion d’honneur à titre posthume au général Dumas. L’information, confirmée à l'époque par les journalistes présents, n’a pas été relayée dans la presse qui la jugeait, à tort, négligeable. Le refus du maire FN de Villers-Cotterêts de rendre hommage au général-Dumas lui donne, rétrospectivement, un éclairage particulier et souligne les ambiguïtés de ce parti.

 

Les actions menées individuellement par Claude Ribbe en faveur du général Dumas

Depuis 2002, l’écrivain et cinéaste Claude Ribbe a consacré une bonne partie de son énergie au général-Dumas qui est au centre de son œuvre littéraire et cinématographique.

Deux ouvrages biographiques sont essentiellement consacrés au général Dumas, dont Le Diable noir (Alphée, 2008, épuisé). Cet ouvrage a été adapté par Claude Ribbe en docu-fiction de 52' coproduit par France télévisions sous le titre Le Diable noir (diffusion sur France 3 Paris Ile de France Centre en mai 2009 et sur France 2 en mai 2010) avec le comédien Stany Coppet dans le rôle du général Dumas. Le Diable noir est la seule oeuvre audiovisuelle jamais réalisée sur le général Dumas.

Claude Ribbe développe actuellement, avec le soutien de la région Picardie, Le général Dumas, un long métrage de fiction évoquant  la vie du général Dumas.

 

L’appel aux plus hautes autorités de a République française lancé par l’association des amis du général Dumas le 8 mai 2014

 

Le 8 mai 2014, l’association des Amis du général Dumas a lancé un appel aux plus hautes autorités de la République françaises - Président et Premier ministre - afin qu’elles réagissent à l’attitude du maire de Villers-Cotterêts en rendant officiellement hommage au général Dumas et annoncent des mesures concrètes pour sa réhabilitation, à l’occasion de la journée de commémoration nationale de l’esclavage du 10 mai 2014.

 

 

 

Esclavage : le Général Dumas, emblème du 10 mai 2014 Villers-Cotterêts-Paris

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L’association des amis du général Dumas et son président, l’écrivain et cinéaste Claude Ribbe, appellent pour le 10 mai 2014, journée nationale de l’esclavage et de ses abolitions, à se rassembler dignement autour de la figure emblématique du général Dumas :

- à 11 heures à Villers-Cotterêts (Aisne) 41 avenue du général-Mangin, devant la plaque en mémoire du général-Dumas, sans la présence du maire de Villers-Cotterêts, Franck Briffaut (FN).

- et à 18 h, comme chaque année, place du général-Catroux, Paris 17e devant le monument au général Dumas (fers brisés) en présence de la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS).

Toutes les associations, toutes celles et tous ceux qui luttent contre le racisme et pour la mémoire de l’esclavage sont invités à soutenir cet appel, à le relayer le plus largement possible et à y répondre massivement.

Ce rassemblement républicain, à l’occasion du 10 mai 2014, salue la mémoire de plus d’1 million d’Africains déportés dans les colonies françaises, des 5 millions d’Africains qui sont morts au cours des opérations de déportation subventionnées par l’État français.

Ce rassemblement républicain salue et honore la mémoire des esclaves des ex-colonies françaises - Antilles, Guyane, Réunion - victimes de ce que la République a reconnu comme un crime contre l'humanité.

Ce rassemblement républicain salue leurs descendants- Antillais, Guyanais, Réunionnais - exposés tous les jours à un racisme plus virulent que jamais et au mépris de certains de leurs compatriotes.

Ce rassemblement salue les Haïtiens, compatriotes des Dumas, qui luttèrent pour leur liberté et donnèrent un sens universel à la déclaration des droits de l’homme.

Ce rassemblement salue l’Afrique, par laquelle l’humanité est entrée dans l’histoire, tous les Français originaires d’Afrique et tous les Africains de France.

Ce rassemblement, en ce centenaire de la guerre de 14, et en ce 70e anniversaire de la libération de la France, salue les dizaines de milliers de combattants d’Afrique ou originaires d’Afrique, issus de l’esclavage et de la colonisation, qui, sur le modèle du général Dumas, se sacrifièrent en 14-18, en 1940-1945 pour les valeurs inscrites au fronton des édifices publics de France, mais que la France semble avoir du mal à faire respecter : la liberté, l’égalité, la fraternité.

 

 

 

Ce rassemblement salue tous les sans-papiers qui aspirent, par leurs vertus et leurs talents, à voir leur situation régularisée et à devenir français.

Ce rassemblement salue toutes les femmes de France qui, à l’instar de Marie-Louise Dumas, épouse du général, ont réagi au racisme en donnant la vie et en combattant aux côtés de l’homme qu’elles ont choisi sans se préoccuper de sa couleur.

Ce rassemblement est une réponse au mépris d’une bonne partie de la classe politique française qui ne voit dans la mémoire de l’esclavage qu’une aubaine électorale, qui ose comparer l’esclavage raciste et déshumanisant, codifié, subventionné par l’État, à d’autres formes d’esclavage, qui refuse ou n'ose pas retirer de la Constitution l’ignoble mot de race, qui a honte de rappeler que Louis XIV officialisa l’esclavage en France et que Napoléon le rétablit; une bonne partie de la classe politique qui se complaît à maintenir en place - coûte que coûte, quitte à déclencher une nouvelle Révolution - un système politique, économique, social et culturel archaïque, fondé à tous points de vue sur une prétendue aristocratie de la couleur de l’épiderme.

Ce rassemblement, enfin, est la seule réponse possible au maire Front national de Villers-Cotterêts, Franck Briffaut, dont le refus de commémorer l’esclavage et son abolition et l’affront fait à la mémoire des Dumas, sont une tache qui éclabousse le parti dont il se réclame et qui ne l’a pas désavoué.

La commémoration de l’abolition de l’esclavage tous les 10 mai devant la plaque à la mémoire du général Dumas apposée pour le bicentenaire de sa mort par l’association des amis du général Dumas est depuis 2006 une tradition dans le département de l’Aisne.

Cette tradition, plus que jamais, doit être préservée.

Né esclave à Saint-Domingue, arrivé en France sans papiers, Thomas-Alexandre s’engagea dans la cavalerie sous le pseudonyme d’Alexandre Dumas et fut accueilli à bras ouverts par la population de Villers-Cotterêts en 1789. Devenu général d’Armée, ayant épousé une fille de Villers-Cotterêts, l’héroïque Dumas sauva la République française en 1793-1795.

 

 

 

 

Refusant les guerres coloniales en Égypte (1799) et le rétablissement de l’esclavage à Saint-Domingue, cet homme d’honneur, modèle de patriotisme, mourut de chagrin à Villers-Cotterets, victime de la haine raciste de Napoléon, laissant une veuve sans ressources et un orphelin de 3 ans qui devait devenir l’écrivain français le plus lu dans le monde sous ce nom d’Alexandre Dumas qu’il avait repris avec fierté.

Le général Dumas, ardent républicain, homme respectueux qui démissionna de son poste de commandant de l’armée de l’Ouest pour épargner la Vendée, est l’une des plus belles figures de l’histoire de France. Une France qui lui refuse depuis 1802 l’ordre de la Légion d’honneur dans lequel il aurait été admis de droit si sa peau avait été plus claire.

Il est de notre devoir de placer le 10 mai 2014 sous l'emblème du général Dumas en répondant à cet appel et en étant présents à ces deux rendez-vous.

Pour l’Association des Amis du général Dumas,

Claude Ribbe, président,

 

contact :

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1. cérémonie du 10 mai à 11 h (02600 Villers-Cotterêts, 41 rue du général-Mangin)

pour se rendre à Villers-Cotterêts en train le 10 mai depuis Paris gare du Nord :

08 h 13 (arrivée Villers-Cotterêts à 09 h 16)

09 h 46 (arrivée Villers-Cotterêts à 10 h 35)

accès manifestation 2 minutes à pied depuis la gare.

le plan d’accès à Villers-Cotterêts

 

2. cérémonie du 10 mai à 18 h (Paris, place du général-Catroux 75017)

accès RATP métro Malesherbes ligne 3 et Bus 94

le plan d'accès place du général-Catroux Paris 17e
en savoir plus sur le général Dumas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué de l’association des amis du général Dumas, présidée par Claude Ribbe, écrivain et réalisateur, à propos du refus de M. Franck Briffaut, maire FN de Villers-Cotterêts (Aisne), patrie du général Dumas et d’Alexandre Dumas, issus de l’esclavage,

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Le maire de Villers-Cotterêts, M. Franck Briffaut (Front National) a déclaré le 17 avril 2014 dans une vidéo publiée sur le site du journal  L’Express qu’il refuse de célébrer dans sa commune la journée nationale d’abolition de l’esclavage le 10 mai 2014.

Cette journée résulte des dispositions de la loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité et qui prévoit qu’ « en France métropolitaine, la date de la commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage est fixée par le Gouvernement après la consultation la plus large. »

Le décret n°2006-388 du 31 mars 2006, pris en application de cette loi, dispose qu’ « en France métropolitaine, la date de la commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage est fixée au 10 mai», que « chaque année, à cette date, une cérémonie est organisée à Paris » et qu’ « une cérémonie analogue est organisée dans chaque département métropolitain à l'initiative du préfet ainsi que dans les lieux de mémoire de la traite et de l'esclavage ».

 Villers-Cotterêts est principalement connue pour être la patrie des Dumas et en particulier du général Dumas, né esclave à Saint-Domingue (aujourd’hui République d’Haïti), glorieux soldat de la Révolution, victime en son temps de la haine raciste.

En 1789, le futur général Dumas, simple dragon et « homme de couleur »  fut accueilli chaleureusement par la population de Villers-Cotterêts et épousa une fille du pays. C’est à Villers-Cotterêts que naquit sont fils, Alexandre Dumas, afro-descendant, fils et petit fils d’esclaves antillais, écrivain français talentueux, populaire et mondialement connu.

L’Association des Amis du général Dumas est à l’origine de  l’installation, en décembre 2006, à Villers-Cotterêts, d’une plaque commémorant le bicentenaire de la mort du général Dumas, qui repose auprès de sa femme dans le cimetière communal.

Cette plaque a été apposée sur l’ancien hôtel de l’Epée où est mort le général.

Depuis le 10 mai 2007, c’est devant cette plaque que le préfet de l’Aisne et la municipalité de Villers-Cotterêts, commémorent, tous les 10 mai, la journée de l’esclavage et de son abolition.

La manifestation, célébrée en présence des enfants des écoles,  a toujours rassemblé la population, au-delà de toutes les opinions.

La plaque indique clairement que le général Dumas, né esclave, est mort libre à Villers-Cotterêts.

De ce fait, Villers-Cotterêts est manifestement un lieu de mémoire de l’esclavage et un site emblématique du refus du préjugé de couleur.

L’association des Amis du général Dumas ne peut dès lors que condamner fermement les déclarations du maire de Villers-Cotterêts qu’elle juge extrêmement choquantes et dont elle déplore la connotation raciste.

Elle rappelle qu’il appartient au préfet du département de l’Aisne de fixer le lieu de commémoration départemental  de la journée du 10 mai.

Sachant que la cérémonie a toujours eu lieu à Villers-Cotterêts - lieu de mémoire de l’esclavage - depuis 2007, l’association considère qu’il appartient au préfet de prendre toutes dispositions pour assurer, en vertu de la loi et de son décret d’application, la continuité de la cérémonie, nonobstant les préjugés de M. Franck Briffaut.

En refusant une commémoration qui s’est déroulée harmonieusement durant 6 années consécutives, M. Briffaut, bien au-delà d’une prise de position qu’il présente comme le refus d’une supposée «culpabilisation», s‘en prend à la mémoire du général Dumas et de son fils, figures majeures de Villers-Cotterêts depuis 1789.

Il fait en outre offense  à tous les descendants d’esclaves, notamment  français, qui sont encore en butte à un racisme particulièrement virulent en 2014.

Beaucoup de ces descendants d’esclaves furent des soldats qui, lors de deux guerres mondiales, versèrent leur sang – à l’instar du général Dumas de 1792 à 1799 – pour défendre la France et particulièrement la région de Villers-Cotterêts.

Africains et tirailleurs sénégalais - notamment au chemin des Dames le 16 avril 1917 où 1400 Africains tombèrent en une seule journée - ont défendu la terre de France.

Des aviateurs afro-américains et antillais, descendants d’esclaves, comme Eugene Bullard, Pierre Réjon ou Guibert Jean-Marie luttèrent pour que le ciel de l’Aisne ne soit pas envahi et pour protéger des bombardements les communes de Picardie, particulièrement Villers-Cotterêts.

Le lieutenant Guibert Jean-Marie, descendant d’esclaves martiniquais, trouva une mort glorieuse le 2 septembre 1918  à Chavigny, près de Soissons, après un combat désespéré à un contre dix, pour défendre le ciel de Villers-Cotterêts, au nom des mêmes valeurs que celles qui animaient le général Dumas.

Nombreux sont les  descendants d’esclaves aujourd’hui  encore engagés sous le drapeau français, et qui exposent chaque jour bravement leur vie au service de la Nation.

L’attitude honteuse et  insidieusement raciste du maire de Villers-Cotterêts, qui s’en prend  à une Afrique et à des « Barbaresques » qui seraient encore esclavagistes, est de nature à encourager la haine en France.

L’Association des amis du général Dumas invite à réagir contre l’attitude du maire de Villers-Cotterets en participant au rassemblement traditionnel qu’elle organise en mémoire de l’esclavage et du général Dumas  le 10 mai 2014 à 18 heures, place du général Catroux à Paris (17e), devant le monument au général Dumas qui évoque, par des chaînes brisées, ce moment fraternel unissant  les Français de l’Hexagone contre le racisme, cette abolition de l’esclavage que M. Franck Briffaut refuse de commémorer.

Anne Hidalgo, maire de Paris,  invitée par l’association des Amis du général Dumas, a déclaré qu’elle assisterait à cette manifestation, à l’instar de diverses personnalités.

Claude Ribbe

écrivain et réalisateur, président de l’association des Amis du général-Dumas

L’association des Amis du général Dumas et son président, l’écrivain Claude Ribbe - nonobstant le refus tonitruant du nouveau maire FN de Villers-Cotterêts de commémorer l’abolition de l’esclavage  - appellent les Cottereziens, les Axonais et tous ceux qui refusent le racisme, la xénophobie et la haine, à se rassembler à 11 heures à Villers-Cotterêts  le 10 mai 2014 devant la plaque à la mémoire du général Dumas pour commémorer l’abolition de l’esclavage.

 

 



 

Commémoration de l’esclavage du 10 mai 2013

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 Par Claude Ribbe

 

Commémorer, cela veut dire se souvenir ensemble. Aujourd’hui, ensemble, nous nous souvenons de l’esclavage qui, du 15e au 19e siècle,  a dévasté deux continents  - l’Afrique et l’Amérique- pour enrichir un troisième : l’Europe.

Ce n’est pas seulement l’abolition que nous célébrons aujourd’hui mais c’est surtout la reconnaissance par la Nation d’un crime contre l’humanité perpétré au nom de l’idée de race contre le continent d’où l’humanité st issue.

C’est pourquoi il importe que ce mot de race soit retiré de notre constitution où il n’a absolument pas sa place.

Le retrait du mot ne fera évidemment pas disparaître le préjugé, mais cette décision montrera que la Nation ne le partage pas. Et ce sera un grand pas en avant.

Les plus racistes d’entre les Français, les plus aveuglés, soutiendront que si  la constitution ne précise pas que tous les citoyens sont égaux «sans distinction de race», alors de telles distinctions auront force légale.

Et beaucoup de nos concitoyens pensent que les races humaines existent mais que cette réalité ne doit  pas entraîner de différence dans l’application de la loi.

Malheureusement, le préjugé n’est pas seulement dans l’affirmation que des races sont supérieures à d’autres, mais dans la simple affirmation qu’il existe différentes races d’hommes.

Car l’idée de race n’a de sens que pour les animaux.

C’est pour justifier la pratique de l’esclavage que cette idée, au 17e siècle, a été étendue aux hommes, en plaçant les Africains subsahariens au plus bas degré de l’échelle humaine, c'est-à-dire près des animaux.

La race a été d’emblée confondue avec l’apparence. Les Européens esclavagistes se sont désignés «blancs» et ont appelé «noirs» leur victimes potentielles. Car dès lors tout «noir» était par nature un esclave.

Cette monstrueuse simplification a permis quatre siècles d’esclavage et un siècle de colonialisme.

Renforcée par les élucubrations de scientifiques plus soucieux de justifier leurs préjugés que de faire avancer la connaissance, elle a été assez efficace pour qu’aujourd’hui encore, sous prétexte de lutter contre les discriminations, certains non seulement se désignent comme noirs, mais tentent de parler au nom d’une communauté qui n’existe que dans les fantasmes  des racistes.

Les racistes de toutes couleurs ont tort de se réclamer de la négritude, citant Césaire ou  Senghor.

L’idée de négritude est une formule littéraire des années trente inventée à une époque où tout le monde était convaincu de la réalité scientifique des races humaines.

Elle n’a jamais permis de faire reculer le préjugé de race. Tel n’était pas d’ailleurs son propos.

On a voulu réduire Césaire à la négritude, comme s’il était le chantre de l’idée de race, ce qui est un contresens.

Se servir de Césaire pour justifier le racisme est la pire manière de salir sa mémoire.

Dès que l’on affirme l’existence de race humaine, le racisme est là car on affirme forcément, du même coup, la supériorité de la «race» à laquelle on prétend appartenir.

Dès que l’idée de race humaine apparaît, on a beau affirmer que les races sont égales, l’affirmation implicite que certaines races sont plus égales que d’autres est sous-jacente.

C’est pourquoi affirmer l’égalité de tous devant la loi sans distinction de race est une manière insidieuse de sous-entendre que l’égalité devant la loi peut coexister avec l’inégalité dans les faits.

Cette situation, nous la connaissons bien, et, pour ma part, je la combats.

L’égalité de tous devant la loi sera suffisamment garantie en affirmant que tous les citoyens sont égaux sans distinction d’origine, réelle ou supposée.

C’est pour ces raisons que  le retrait du mot race de la constitution française sera une avancée historique à laquelle devront contribuer les élus de toutes opinions qui partagent les valeurs de la République française.

Le combat contre le racisme, dont le retrait du mot race de la constitution est un épisode majeur, est l’un des moyens pour la Nation - l’un des moyens mais pas le seul - de réparer le préjudice subi par les victimes du crime dont nous honorons aujourd’hui la mémoire.

La question de la réparation pour l’esclavage, au lieu de servir de faire-valoir à des associations fondée justement sur l’idée de race, devrait pouvoir trouver sa place dans le cadre des institutions consacrées à l’histoire et à la mémoire de l’esclavage auxquelles la loi a confié le soin de faire toutes propositions au gouvernement.

Ce n’est pas en intentant des procès perdus d’avance à l’État, ce n’est pas en multipliant les happenings que l’on avancera.

 La commémoration de l’esclavage n’est pas une journée de carnaval.

Elle ne doit pas non plus se confondre avec d’autres combats pour l’égalité qui n’ont rien à voir.

La commémoration de l’esclavage n’est pas une journée de haine.  

C’est un moment de fraternité républicaine pour rappeler à tous les Français qu’ils ont en commun une même vision du monde qui va bien au-delà de l’apparence et de la couleur de la peau.

 

 

Commémoration de l’esclavage 10 mai 2013 à 18 h place du général-Catroux Paris 17e Il est temps de se prendre en charge et de se rassembler !

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Commémoration de l’esclavage 10 mai 2013 à 18 h place du général-Catroux Paris 17e (métro Malesherbes ligne 3)

Il est temps de se prendre en charge et de se rassembler !

   

par Claude Ribbe

 

 

 

La loi Taubira, votée en 2001, a permis de fixer une date : le 10 mai, journée de commémoration de l’esclavage. En France hexagonale et aussi en Corse où moururent plusieurs centaines de patriotes déportés en 1802 par Bonaparte, l’homme glorieux qui a remis l’outre-mer en esclavage.

Cette loi, pourtant symbolique, est ouvertement contestée depuis 12 ans par une frange de racistes de tous bords qui demandent régulièrement l’abrogation des lois « mémorielles ».  Surtout de celle qui concerne les Afro-descendants .

Une division sciemment organisée depuis 2006

D’autres, plus subtils, s’attachent à minimiser la portée pratique de la loi Taubira en tentant de faire de la journée du 10 mai l’anniversaire de l’octroi de la liberté par les bourreaux à leurs victimes.

Ceux-là, tous les 10 mai depuis 2006, organisent la division en multipliant de prétendues actions commémoratives en région parisienne pour que les Afro-descendants apparaissent divisés, insignifiants, en un mot dominés.

Mais les descendants d’esclaves n’ont pas à dire merci. La liberté ne s’octroie pas. Elle est le propre de l’humanité.

Les esclaves n’ont jamais été libérés par la République française. La République française  n’a fait que prendre acte de leur résistance qui n’a jamais cessé.

La logique de l’esclavage était d’aboutir à une mort rapide de l’esclave et à son remplacement. Tout survivant était, du fait même de son existence, un résistant. Les descendants d’esclaves en sont la preuve vivante. Ils doivent être fiers de leurs ancêtres.

Tous les 10 mai le même scénario : la parole confisquée aux associations.

La forme de la commémoration est bien souvent consternante : des politiques non-descendants d’esclaves disposant d’une parole «officielle» systématiquement confisquée aux descendants d’esclaves auxquels le système de représentation ne permet pas de se faire entendre dans les assemblées, ni dans les médias, sauf allégeance à un système dont le racisme est caricatural.

Un système où le nègre, pour inspirer confiance, doit être le plus incompétent, le plus bête, le plus négatif possible à l’égard de ses frères et sœurs. La France ne s’est jamais débarrassée de ses vieilles lunes paternalistes et coloniales.

Les descendants d’esclaves ne peuvent être représentés que par leurs associations, lesquelles sont ouvertement méprisées des politiques de tous bords qui n’y voient que des instruments électoraux.

On aura tout enduré : jusqu’aux descendants d’esclavagistes se faisant passer pour des descendants d’esclaves et tentant, sans qualification, mais par la seule autorité du népotisme, de faire de la mémoire de l’esclavage un monopole rémunérateur.

Des descendants d’esclavagistes poussant à la politique du pire qui consiste à agiter, sans débat préalable dans le cadre des institutions, le spectre des réparations afin de discréditer à jamais dans l’opinion l’aspiration des Français descendants d’esclaves à un minimum de respect.

Les Africains, pourtant victimes, désignés comme coupables.

La commémoration de l’esclavage négrophobe, reconnu en 2001 crime contre l’humanité, ne peut s’accorder avec le révisionnisme qui rejette la faute sur les Africains et désigne une infime poignée de collaborateurs comme les responsables d’un crime pourtant organisé depuis l’Europe et  l’Amérique coloniale.

La commémoration de l’esclavage négrophobe ne peut être l’occasion de stigmatiser telle ou telle religion, en particulier l’Islam. Si l’Islam a pratiqué l’esclavage, cela ne s’est jamais produit d’une manière qui puisse être comparée aux pratiques racistes et déshumanisantes organisées de manière génocidaire par les autres religions monothéistes à partir du XVe siècle.

La commémoration de l’esclavage négrophobe ne peut être l‘occasion de banaliser l’esclavage transatlantique en comparant ce crime déshumanisant et raciste perpétré à grande échelle par l’Europe et  l’Amérique avec des formes de servitude antiques, médiévales ou contemporaines qui, tout en étant atroces et condamnables, n’ont rien à voir.

La prétendue « concurrence des mémoires » invoquée par les racistes.

La commémoration de l’esclavage négrophobe n’a pas à susciter la crainte des représentants des victimes d’autres crimes contre l’humanité. Tout crime contre l’humanité est unique. Et aucun crime n’est plus unique qu’un autre, tout simplement parce que l’humanité est une et indivisible.

En mai 2012, les descendants d’esclaves, dont les suffrages n’appartiennent à personne, ont librement et massivement voté, non pas pour un homme ou un parti, mais pour le changement.

La persistance de l’idéologie de la race dans la constitution de la République.

Le symbole le plus évident de ce changement, qui ne coûte rien à l’État et ne peut léser que les racistes,  est la suppression du mot de «race» de l’article 1 de la constitution de la République française. Cette suppression, annoncée dans le cadre de la campagne électorale du candidat socialiste, devait être portée devant le Parlement dès le lendemain de l’élection.

Un an plus tard, on peut espérer que le Président de la République n’a pas oublié ses promesses vis-à-vis des descendants d’esclaves.

Le général Dumas toujours discriminé plus de deux siècles après sa mort.


 

Outre Atlantique, l’histoire du général Dumas est ouvertement évoquée dans le dernier film de Tarantino et vaut un prix Pulitzer à un biographe. À Paris, c’est toujours un refus de Légion d’honneur pour délit de gueule. D’aucuns vont jusqu’à tenter de le dissocier de la mémoire de l’esclavage.

En réponse à ces injustices, rassemblement unitaire et populaire à 18 heures le 10 mai 2013 place du général-Catroux Paris 17e métro Malesherbes.

Dans ces conditions, on ne peut que s’écrier : non au révisionnisme, non au racisme, non aux tentatives de récupération de la mémoire de l’esclavage !

Ne craignons pas d’être considérés comme «incontrôlables» par les esprits qui se déclarent négrophiles parce qu’au fond d’eux-mêmes ils ne supportent les descendants d’esclaves qu’enchaînes dans leurs têtes.

La date du 10 mai appelle à se rassembler et à se prendre enfin en charge.

Toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés, au lieu de se diviser, doivent converger vers un rassemblement populaire  autour d’un symbole non pas octroyé, mais obtenu de haute lutte à l’issue d’un combat opiniâtre.

En ce sens, les chaînes brisées de la place du général-Catroux sont le pôle d‘attraction incontournable pour toute cérémonie populaire rendant hommage aux esclaves et à leurs descendants.

Elles permettent, à travers un héros toujours discriminé malgré les promesses de changement - le général Dumas - de réunir des Français de toutes couleurs, de toutes croyances et de toutes opinions autour d’un héros républicain né esclave et encore victime  des séquelles de l’esclavage.

Car si la République, sous des prétextes fallacieux, refuse la Légion d’honneur à un héros de la trempe du général Dumas - qui est honoré outre Atlantique - on peut imaginer le mépris qu’elle peut avoir pour tous les anonymes discriminés.

C’est pourquoi toutes les associations, quelles que soient leurs divergences, doivent relayer cet appel pour que leur présence, place du général-Catroux à Paris 17e, métro Malesherbes, ligne 3, le 10 mai 2013 à 18 heures, témoigne de la résistance à la négrophobie, au racisme et au mépris.

 

 


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