le Blog de Claude Ribbe

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jeudi 22 septembre 2011

Troy Davis, Strauss-Kahn : deux poids deux mesures.

"Justice est faite !" s'était bizarrement exclamé Barack Obama après que ses troupes, paraît-il, eurent jeté en mer la dépouille de Ben Laden. Le président américain dira-t-il la même chose après l'exécution de Troy Davis, que des témoins ont prétendu reconnaître comme l'assassin d'un policier simplement à cause de la couleur de sa peau?

Lorsque j'étais enfant, à la fin des années soixante, en voyant les images de la répression visant les militants des droits civiques, je me disais que les USA étaient un pays particulièrement barbare où je n'irais jamais. Un mois après l'abandon des poursuites contre un homme que je crois coupable de viol et au matin de l'exécution d'un homme qui s'est dit jusqu'au bout innocent du crime dont on l'accusait, je me demande si les USA ont vraiment évolué, malgré l'élection d'un président à la peau ( un peu) noire dont on a fait tant de cas.

New-York : Strauss-Kahn, blanc de peau, riche et puissant, est accusé d'avoir sadiquement violé une femme de chambre à la peau noire, pauvre, immigrée : il ne passe que trois nuits en prison et, grâce aux avocats de la mafia payés à prix d'or, il repart dans son pays au bout de quelques semaines et s'invite sur la chaîne de télévision la plus regardée où le reçoit une amie journaliste. Sa présumée victime, pour sa part, est lynchée par la presse. Troy Davis, noir de peau, est désigné comme coupable par 9 témoins, dont 7 se rétractent. Après 22 ans passés dans le couloir de la mort, il est exécuté sans preuve, malgré le tollé que déclenche cette injustice, condamnée par le pape en personne.

Imaginons qu'un Troy Davis, travaillant dans un hôtel new-yorkais, ait été accusé par Anne Sinclair d'avoir essayé de la violer. Serait-il en liberté aujourd'hui ? Non, il serait détenu à Rikers Island et le procès qui l'enverrait en prison pour le reste de ses jours ne serait qu'une formalité.

Le procureur de Paris va très prochainement rendre un avis sur la plainte pour tentative de viol déposée par Tristane Banon. Même si cet avis ne changera rien au fait que, de toute façon, une instruction aura lieu dans cette affaire, on aimerait que la justice française, par l'attention qu'elle portera à cette plainte, nous donne l'impression d'être un peu moins injuste que la justice américaine.

Que de bonnes raisons d'aller protester le 24 septembre à 14 h devant le palais de Justice de Paris, en soutien à Tristane Banon, à Nafissatou Diallo et à toutes les femmes violées et maltraitées, quelle que soit leur couleur !

mardi 20 septembre 2011

Pour Troy Davis (bis)

Voici copie de l'appel adressé le 23 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy et à Rama Yade et que je ne peux que renouveler aujourd'hui à Nicolas Sarkozy, au moment où Troy Davis risque à nouveau d'être exécuté

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dimanche 18 septembre 2011

En réponse à la scandaleuse exhibition cathodique de Strauss-Kahn : toutes et tous devant le palais de Justice de Paris samedi 24 septembre 2011 à 14 h (métro Cité)

Pas de surprise pour celles et ceux qui ont regardé l’écœurant show à la gloire du mensonge, de l’impunité et de la connivence sur TF1. Cet homme qui récite la leçon que lui ont apprise ses "communicants", cet homme qui se sert de la fortune d’une femme pour s’exhiber en politique et passer à la fois pour un vrai socialiste et un économiste sérieux, cet homme qui bafoue d’autant plus son épouse qu’elle en redemande, cet homme toujours accusé de viol et de tentative de viol et qui se dit "blanchi", cet homme qui ose venir au journal télévisé devant des millions de téléspectateurs non pas pour dire la vérité ou donner sa version des faits, mais pour jouer la comédie, abrité derrière le rapport complaisant d'un procureur de New York, cet homme enfin est l’arrogance, le mépris, la malhonnêteté, la vulgarité personnifiés.

Il aurait pu attendre au moins que le procureur de la République de Paris rende un avis sur la plainte entre ses mains déposée par Tristane Banon pour tentative de viol. Mais non. La brutalité de l’appétit qu’inspire à Strauss-Kahn une France de toute évidence non consentante est telle que rien, désormais, pas même son intérêt, ne peut lui faire entendre raison. Oui, même s’il prétend n’être candidat à rien, même s’il feint le repentir par rapport à une «faute» dont il ne nous dit rien, c’est bien à une tentative de viol des Français que nous avons assisté, en direct, médusés. Il le sait qu’une bonne majorité d’entre eux ne veut plus de lui dans la vie politique et encore moins en trouble-fête dans les primaires socialistes.

Mais peu lui chaut. Alors que la France lui dit non, non et encore non, il s’impose, il insiste, il revient, il s’acharne, tout en répétant qu’il ne veut rien. Comme si ce refus qui lui est froidement opposé l’excitait davantage.

Cette relation non consentie entre DSK et les Français, entre DSK et le parti socialiste, entre DSK et toutes les femmes, est une pièce de plus dans le dossier des accusatrices. La participation d’une journaliste-vedette - et une femme qui plus est ! - à ce nouvel épisode de la campagne de communication de cet exhibitionniste est un bien mauvais coup pour l’image des journalistes de France

Une nouvelle page est tournée dans l’histoire de notre démocratie. Quand bien même on serait non seulement un vicieux avéré, mais aussi un violeur en série (ce dont Strauss-Kahn, fût-il présumé innocent, est bel et bien accusé), peu importe, si l’on dispose de millions, d’un culot inouï et qu’on est inscrit au parti socialiste.

J’invite celles et ceux qui, comme moi, n’en peuvent plus d’assister à ce spectacle nauséabond, à descendre dans la rue pour protester contre la promotion cathodique des dévoyés, contre l’impunité dont bénéficient la plupart des violeurs, contre le mépris affiché par la caste politique française à l’égard des femmes, contre la négrophobie décomplexée, contre la fascination qu’exercent les nantis et les puissants sur la presse, je les invite à se réunir nombreuses et nombreux avec le comité de soutien à Nafissatou Diallo, je les invite à grossir les rangs des compagnes et des compagnons de Tristane Banon, elle aussi insultée, calomniée, en un mot «noircie», puisqu’elle aussi victime d’un homme qui croit encore possible aujourd’hui, avec la bénédiction de ses pairs, d’escalader les marches du pouvoir pour le seul plaisir d’aller brandir son sexe un jour sur le podium.

Celles et ceux qui ont défendu Strauss-Kahn et calomnié ses victimes présumées sont les mêmes qui défendent habituellement les négrophobes.

N’ayons pas foi en eux ! Ne le laissons pas récidiver !

Contre le viol, le mépris voué aux femmes, le racisme et la négrophobie,

Samedi 24 septembre 2011 toutes et tous à 14 h devant le Palais de Justice de Paris (métro Cité)

samedi 17 septembre 2011

TF1 18 SEPTEMBRE : STRAUSS-KAHN DOIT NOUS DONNER DES DETAILS SUR CE QUI S’EST PASSE AVEC DIALLO

Communiqué des avocats de Nafissatou Diallo à propos de l’intervention de Dominique Strauss-Kahn au JT de TF1 dimanche 18 septembre (traduction Comité de soutien à Nafissatou Diallo)

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vendredi 16 septembre 2011

Connivence ? DSK s'invite chez son amie Claire Chazal pour faire l'apologie de l'impunité

"La loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République." article 113-6 du Code pénal

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vendredi 9 septembre 2011

LE COMITE DE SOUTIEN A NAFISSATOU DIALLO APPELLE AU RASSEMBLEMENT CONTRE LE VIOL DIMANCHE 11 SEPTEMBRE PARIS PLACE DES VOSGES 14 H

LE COMITE DE SOUTIEN A NAFISSATOU DIALLO APPELLE AU RASSEMBLEMENT CONTRE LE VIOL DIMANCHE 11 SEPTEMBRE PARIS PLACE DES VOSGES 14 H

Le Comité de soutien à Nafissatou Diallo a décidé de soutenir l'initiative de l'assemblée générale féministe qui, réunie le lundi 5 septembre à Paris, sous l'égide de la Marche Mondiale des Femmes, organise un rassemblement contre le viol ce dimanche 11 septembre à 14 h, place des Vosges (côté jardin) métro St Paul Bastille ou Chemin Vert. Nous vous appelons donc à vous rassembler à 14 h, ce dimanche, à Paris, place des Vosges et à relayer partout l'information.

Pour le comité, Claude Ribbe

dimanche 4 septembre 2011

Négrophobie française : après Gérard Depardieu en Dumas, voici Johnny Hallyday grimé en « mulâtre »

On a peine à y croire et c’est pourtant vrai. Au XXIe siècle le théâtre français renoue avec la tradition raciste des « minstrel shows », très en vogue dans le Sud des USA après la guerre de sécession, à l’époque du Ku-Klux-Klan et des lynchages, dans lesquels les Africains ou les personnes d’ascendance africaine étaient, au théâtre, joués par des acteurs à la peau blanche grimés et maquillés.

En 2010, déjà, un film ouvertement raciste, destiné à vilipender Alexandre Dumas nous avait montré Gérard Depardieu maquillé et affublé d’une perruque frisée pour représenter le prolifique écrivain et voici qu'un an plus tard, pour incarner le rôle de Chicken dans Le paradis sur terre, une pièce rarement jouée (et pour cause…) de Tennessee Williams, à compter du 6 septembre 2011, au théâtre Edouard VII, le directeur-metteur en scène, Bernard Murat, choisit… Johnny Hallyday.

Voici donc l’ex-chanteur « yé-yé », qui est devenu, apparemment, l’une des références de la culture française, lui aussi grimé et affublé d’une perruque pour incarner un « mulâtre ». La question n’est pas de mettre en doute les qualités d’acteur de Jean-Philippe Smet. La n’est d’ailleurs pas le problème puisque l’une des lois de la minstrelsy, c’est que l’acteur grimé doit être ridicule puisque le nègre et, plus encore, le "mulâtre", serait ridicule.

Ce qui est sûr en tout cas, c’est qu’au pays de Tennessee Williams on ne pourrait imaginer une pareille provocation. Mais en France, aucun problème. Avec les organisations antiracistes et la presse que nous avons, peu probable qu’une seule voix audible s’élève. Audible ou non, la mienne s’élèvera néanmoins.

Les comédiens talentueux susceptibles d’incarner Chicken, sans qu’on ait besoin de les grimer, ne manquent pas en France. Mais ils ne sont pas engagés. Bernard Murat ne le sait que trop.

Si, pour jouer n’importe quel rôle du répertoire, par exemple dans Le prénom, qui lui a valu un Molière, le metteur en scène avait choisi ses acteurs sans tenir compte de leur couleur de peau, il n’y aurait rien à dire. Au lieu de Patrick Bruel dans le rôle principal, il aurait pu penser par exemple à Alex Descas, salué par Le Monde comme le meilleur comédien français. Mais tel n’est pas le cas. Pour une des rares pièces qui permette à un comédien « de couleur » de jouer un premier rôle, Murat choisit un acteur au phénotype « aryen », cheveux teints et grimés. Cela ne peut être un hasard. D’autant que l’expérience de Depardieu en Dumas a valu une polémique et un échec.

La campagne de presse mise en œuvre est censée pallier tout risque et Johnny Hallyday, éminent négrologue puisqu’ayant interprété « Noir c’est noir » explique lui-même sans complexe qu’il joue le rôle d’un « demi-noir… qui n’est pas vraiment noir ». Il a été invité par toutes les télévisions à commencer par la chaîne TF1 qui lui a fait les honneurs du journal avec 6’18’’ de publicité. Les médias français ont salué cette mascarade ouvertement raciste comme une «performance» montrant une « facette différente » de son travail d’artiste.

Nous prenons acte de cette minstrelsy, comme nous avons pris acte du fait que Johnny Hallyday, naguère lui-même accusé de viol (mais ayant bénéficié d’un non-lieu) fut l’un des plus ardents défenseurs de Strauss-Kahn, qui plastronne du fait de son impunité malgré les accusations de viol portées contre lui notamment par une immigrée africaine de New York.

Nul doute que pour sa première sortie publique, DSK aura eu l’idée assister à la première de cette pièce et que Bernard Murat n’aura pas manqué de l’inviter, comme il l’aura fait pour les autres grands négrophiles français que nous connaissons bien et qui se seront pressés aux premières loges.

L’ironie terrifiante de cette histoire c’est que sur le site de ce théâtre, on apprend qu’ « aujourd’hui, sous la houlette de Bernard Murat, il continue d’être le théâtre de la diversité ».

Communiqué du comité de soutien à Nafissatou Diallo

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à exprimer sa stupéfaction de voir la presse française donner un écho triomphal et spectaculaire au retour en France d’un Dominique Strauss-Kahn dont beaucoup de journalistes affirment qu’il serait « blanchi » et lavé de tout soupçon. Cette manière de présenter un homme qui est toujours sous le coup de deux accusations de viol et qui tire gloire, avec le soutien de sa propre épouse, de son immoralité, est une mauvaise nouvelle pour toutes les femmes et particulièrement pour toutes les Françaises.

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à rappeler que, contrairement à ce qu’affirment certains commentateurs, le refus des magistrats américains, MM. Vance et Obus, de poursuivre M. Strauss-Kahn, ne signifie nullement que l’accusé ait été déclaré non coupable des graves accusations portées contre lui par Mme Diallo, mais seulement qu’un homme riche et puissant, qui bénéficiait de soutiens jusque dans l’entourage du procureur, a obtenu à New York un traitement de faveur, c'est-à-dire un déni de justice.

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle que le volet judiciaire américain n’est pas clos pour autant puisque M. Strauss-Kahn est sous le coup d’une accusation de viol devant une juridiction civile et qu’il peut parfaitement, tôt ou tard, être reconnu coupable par la justice américaine. Si tel état le cas, le fait qu’il ait pu échapper à toute sanction pénale apparaîtrait comme un grave dysfonctionnement du système judiciaire américain.

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle également que M. Strauss-Kahn est sous le coup d’une accusation de viol portée par Mlle Tristane Banon devant la justice française. Il forme des vœux pour que cette plainte ne soit pas traitée à Paris comme elle a été traitée à New York et tient à apporter tout son soutien à la victime présumée, Mlle Tristane Banon, et à sa mère, Madame Anne Mansouret, dont la voix est l’une des rares qui soient audibles en France pour dénoncer l’attitude odieuse et arrogante de M. Strauss-Kahn.

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle de même qu’une plainte contre X a été déposée en France par Mme Diallo pour subornation de témoin et qu’il n’est pas exclu que M. Strauss-Kahn soit entendu dans le cadre de cette troisième affaire.

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à faire savoir aux politiques, et en particulier aux membres du parti socialiste, qui ont apporté un soutien honteux à un homme qui n’était pas lavé de graves accusations de viol et de crimes sexuels, que cette attitude, opportuniste, scandaleuse, peut être même dans certains cas raciste, laissera des traces et que, le moment venu, il appellera les électeurs à s’en souvenir et à en tirer les conséquences appropriées.

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo regrette que la presse française ait généralement fait mine d’ignorer qu’un comité de soutien à la victime présumée, fort de plus de 2500 membres, existe depuis le mois de mai 2011 et qu’elle ait au contraire donné systématiquement la parole à un prétendu comité de soutien à l’accusé, encadré par des militants du PS et des responsables d’associations subventionnées par la mairie de Sarcelles, un prétendu comité dont plus de la moitié des membres au moins refusent qu’on publie leur nom. Cette attitude qui, fort heureusement, n’est pas le fait de tous les journalistes, démontre le malaise qui règne aujourd’hui en France, un pays où l’information honnête et objective cède trop souvent le pas à la propagande des puissants.

Pour le comité de soutien, Claude Ribbe le 4 septembre 2011

vendredi 2 septembre 2011

DSK de retour ? C'est la faute à Renoir !

Le retour en France first classe d’un Strauss-Kahn triomphant et tripotant les hôtesses de la compagnie nationale marque assurément une étape dans cette affaire.

Merci Auguste Renoir !

Pourquoi Renoir ? Eh bien, parce que le pinceau de cet artiste limougeaud, comme celui de ses confrères, a permis à Paul Rosenberg, le célèbre galeriste, de laisser à sa descendance (Anne Sinclair) une fortune estimée par les plus modérés à 100 millions d’euros. Cent millions ? Tu parles ! Enfin, va pour cent millions ! Et, au pays des droits de l’homme, quand on est lardé de cent millions, on est respectable et respecté. On a même le droit, paraît-il, d’établir une liste « noire ». J’espère bien, pour ma part, y figurer en bonne place, juste après Nafi.

« Le jour de la mort de Renoir, rapporte Cocteau dans son journal, je rencontre Paul Rosenberg. Il me dit : « Je suis marchand de tableaux, que voulez-vous, et je donne de petites sommes à la domestique de Renoir pour qu'elle m'annonce sa mort avant les autres. Elle me téléphone ce matin. » Eh oui. Un Renoir mort valait plus cher, beaucoup plus cher, qu’un Renoir vivant. La preuve ? Vingt trois millions de dollars chez Sotheby’s pour Dans les roses en mai 2003. Voilà comment on devient respectable.

Donc, grâce à Renoir (6000 tableaux recensés) et à tous les autres crève-la-faim barbouilleurs dont les œuvres ornent aujourd’hui son salon, Strauss-Kahn est redevenu ce qu’il était : un homme au-dessus de tout soupçon qui peut se soulager là où il veut, comme il veut, quand il veut. Il a démontré qu’il jouissait d’une impunité complète face à la justice pénale américaine. C’est vraiment très fort et il restera dans les annales.

Pauvre, il croupirait à Rikers island. Dans les tabloïds, on le traiterait de menteur et de communautariste. Pire, on ne parlerait pas de lui. Riche, notre ragondin blanchi a le droit non seulement de lever la patte dans l’avion comme notre Depardieu-Alexandre Dumas national, de crâner en Porsche, mais aussi de culbuter les hôtesses, de trousser les domestiques, de lutiner toutes les négresses forcément consentantes, de mettre la main dans la culotte de n’importe quelle Française, d’exiger, avec la bénédiction du Ministère, une gâterie de toute étudiante à Sciences po qui en redemandera, et même, de sodomiser ses communicants qui, pâmés, crieront plus fort encore qu’il est brillant, séduisant, beau, en un mot désirable et que tous ceux qui oseraient le critiquer ne sont que des antidreyfusards primaires.

Et surtout, le fin du fin, il a le droit, plus que tout autre, d’être de gauche. Ah, ça, il l’est de gauche ! En 2017, certainement, il sera président. Et d’ici là – qui sait ? – premier ministre de Martine Aubry.

L’abandon des charges initialement retenues par le procureur Vance a-t-il démontré que Strauss-Kahn était innocent ? Non. Seul un procès – n’est-ce pas ? - aurait permis à l’accusé de se dire disculpé, au sens judiciaire. Toujours poursuivi pour les mêmes faits devant un tribunal civil, Strauss-Kahn court le risque d’être, cette fois, condamné à l’unanimité.

Mais peu importe ! En France, avec 100 millions plancher, cela n’a pas aucune importance.

Alors un grand coup de chapeau à celles et ceux qui ont aidé Dominique à se tirer de ce pétrin.

Citons, en vrac : Renoir, Picasso, Paul Rosenberg, Anne Sinclair, Bernard Lévy, Jacques Lang, Laurent Fabius, Michèle Sabban, Bertrand Delanoë, Harlem Désir, François Pupponi, Martine Aubry et les deux mille membres (sur 3600 en comptant les doublons et les signatures bidon) du comité de soutien à DSK qui, par modestie sans doute, n’ont pas osé laisser apparaître leur nom sur la liste.

Merci à Ramzi Khiroun, à Stéphane Fouks, à Gilles Finchelstein, à Anne Hommel, l’attachée de presse (qui est obligée, la pauvre, de lire mes billets, ce dont je la remercie). Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont fait brûler des bougies à Sarcelles et ailleurs !

Au cas où l’on perdrait la mémoire, ce qui arrive souvent en France, retenons les formules choc qui auront marqué ce premier acte.

« Je l’ai accompagné, moi, sans hésitation, parce que j’avais la conviction qu’il n’était pas coupable de ce qu’on lui reprochait, et aussi par amitié. » Martine Aubry

« Il a bien le droit d’être libertin » Bertrand Delanoë

« J’apprends avec joie et soulagement l’abandon des charges qui pesaient sur Dominique Strauss-Kahn. L’emballement de ces derniers mois, qui s’est fondé sur des rumeurs, sans aucun respect pour les personnes, constitue aujourd’hui une invitation à un sérieux examen de conscience collectif ». Bertrand Delanoë

« Je vois DSK en président de l’Europe » Michèle Sabban

« Il n’y a pas mort d’homme ! » Jacques Lang

« Ce n’est qu’un troussage de domestique » Jean-François Kahn

« Rira bien qui rira le dernier ! » Bernard Lévy

N’ai-je oublié personne ? Ah si ! Johnny Hallyday !

« Je m’aperçois juste que plus on gagne de l’argent, plus on réussit et plus on est la cible de critiques odieuses » Johnny Hallyday.

vendredi 26 août 2011

Affaire Strauss-Kahn : Un obsédé sexuel notoire a t-il sa place dans l’université française ?

Le vrai métier de Strauss-Kahn est d’enseigner l’économie à Sciences Po, avec le titre de professeur d’université. Il a de fait exercé dans cet établissement pendant sept ans, jusqu’à sa nomination au FMI, le 28 septembre 2007.

Strauss-Kahn nous est présenté par ses thuriféraires et ses communicants comme un « grand économiste », même si sa seule œuvre connue est une thèse publiée en 1977 : "L’économie patrimoniale des Français" (éditions Cujas). Mais laissons de côté la question de sa compétence.

Un poste de professeur d’université est cumulable avec un mandat de député (à la différence de tous les autres postes de fonctionnaires publics, incompatibles avec un mandat parlementaire). Jusqu’au 28 septembre 2007, date à laquelle il a été nommé au FMI, Strauss-Kahn pouvait ainsi cumuler son mandat avec son poste de professeur à Sciences Po, ce qu’il a fait, émargeant sur le budget de l’Etat français aux alentours de 14 000 € mensuels, dont on sait à présent qu’il n’avait pas besoin, puisqu’une femme complaisante s’occupe de le financer.

Nommé au FMI, Strauss-Kahn a démissionné de l’assemblée nationale et a dû, nécessairement, se faire placer en position de disponibilité par le ministère des Universités.

Ce que la presse française a oublié de révéler, c’est qu’en bonne logique, depuis sa démission du FMI, le 18 mai 2011, Strauss-Kahn a été officiellement réintégré (ou devrait l’être à titre de régularisation rétroactive) dans ledit corps des professeurs d’université, avec un traitement (à compter du 18 mai 2011, et sans fournir jusqu'à nouvel ordre aucun service en échange) qui ne saurait être inférieur à celui qu’on a beaucoup reproché à Luc Ferry, soit 4500 € mensuels.

Strauss-Kahn est en droit, par ailleurs, pour la rentrée universitaire 2011, de demander à retrouver son poste de professeur de micro et de macro-économie à Sciences Po, ce qui lui donnera une tribune, en attendant de solliciter un nouveau mandat à Sarcelles en 2012, où nous l'attendons de pied ferme.

On peut dès lors se poser la question du comportement passé et à venir de cet homme, qui louait naguère une garçonnière sise 7 rue de la Planche, à proximité des locaux de Sciences Po (rue Saint-Guillaume) avec des étudiantes âgées d’une vingtaine d’années dont on pourrait penser qu’elle peuvent constituer des cibles faciles pour celui que sa propre femme désigne comme un « séducteur » et que d’autres femmes traitent de violeur.

Lorsque n’importe quel Français postule pour un poste, même modeste de la fonction publique, y compris un poste d’enseignant, sa nomination est soumise à une enquête dite « de moralité » menée par les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur. Lorsque n’importe quel Français, titulaire d’un poste de fonctionnaire, se trouve mis en cause dans une affaire pénale, le code de la fonction publique prévoit que l’administration a le devoir, surtout s’il s’agit d’une affaire de mœurs - qui pose un problème particulier dans le cadre de l’enseignement public - de mettre en route une procédure disciplinaire parallèle qui peut aboutir à une suspension de l’intéressé, en attendant qu’une décision de justice définitive intervienne.

Or Strauss-Kahn est sous le coup d’une plainte pour tentative de viol qui n’a pas été classée à ce jour. Il pourrait d’autre part être mis en cause dans une seconde plainte, déposée dans le cadre d’une affaire de subornation de témoin. Il est par ailleurs toujours accusé de viol et de crimes sexuels devant une juridiction civile américaine.

En 1969, une femme, Gabrielle Russier, professeur de Lettres à Marseille, avait été écartée de l’enseignement, puis condamnée, pour avoir eu, au moment des événements de 68, une relation amoureuse avec un de ses élèves, mineur au moment des faits (la majorité étant à cette époque fixée à 21 ans).

Mise en détention préventive à la prison des Baumettes pendant cinq semaines, elle s’était vu refuser par l’Université, pour des raisons de moralité, le modeste poste d’assistant qu’elle sollicitait, avant d’être condamnée, sur la pression de l’Université, à 13 mois de prison non amnistiables (on était en période d’élection présidentielle). Le 1er septembre 1969 Gabrielle Russier, qui n’avait violé personne et n’avait rien d’une séductrice, s’est donné la mort.

Mais Gabrielle Russier n’était qu’une femme et, pour les femmes, la présomption d’innocence n’a pas plus lieu d’être, parfois, que la présomption de victime.

Quarante deux ans plus tard, un professeur d’université autoproclamé obsédé sexuel, adepte de la prostitution et de l’échangisme, deux fois mis en cause dans des affaires de viol, peut-il reprendre tranquillement son poste de professeur à Sciences Po, quitte à ce que de nouvelles affaires éclatent au sein de l’enseignement public, entraînant cette fois la responsabilité de l’État si ce dernier avait négligé d’engager une procédure disciplinaire vu les circonstances ? Telle est la question que je pose aujourd’hui à Laurent Wauquiez, ministre français des Universités ainsi qu’aux parents de toutes les jeunes files - et en particulier des jeunes filles originaires des Antilles ou d’Afrique- qui vont entamer cette année un cycle d’études à Sciences Po.

mercredi 24 août 2011

Strauss-Kahn, "blanchi" selon la presse raciste, reste sale

Une certaine presse française, consciemment ou inconsciemment raciste, commente le scandaleux déni de justice perpétré par Cyrus Vance dans le volet pénal de l’affaire en répétant en boucle que Strauss-Kahn est « blanchi » ! Pas de surprise.

L’Amérique d’Obama, pourtant donneuse de leçons, n’a guère changé. On s’en doutait. Mieux vaut y être blanc de peau, riche et célèbre plutôt qu’immigré, pauvre et « noir ». Si Anne Sinclair avait accusé un Afro-Américain de l’avoir violée dans un parking de Manhattan, tout le monde sait que le présumé violeur - innocent ou coupable - ne serait pas plus sorti de Rikers Island que Pierre-Just Marny n’est sorti du centre pénitentiaire de Ducos, en Martinique.

Allons même plus loin : si le directeur général du FMI avait été « noir », on ne l’aurait sûrement pas « blanchi ». Nafissatou Diallo, pour avoir osé se plaindre d’un satyre notoire qui se fait passer pour un économiste distingué, a été traînée dans la boue pendant quatorze semaines par des gens qui se prétendent journalistes, mais qui, en réalité, font un tout autre métier.

Côté français, l’affaire a révélé - outre un racisme viscéral que nous connaissons bien - un vieux fonds de machisme et de sexisme qu’on croyait révolu. Combien d’hommes - de droite comme de gauche - ai-je entendu déclarer sans ambages, l’œil égrillard, qu’il est injuste de mettre un homme en prison simplement parce qu’il aurait violé une femme ! Une leçon à en tirer : ceux qui luttent contre le racisme ne devront jamais oublier, désormais, que leur combat est absolument solidaire de celui des femmes, car les hommes qui méprisent les femmes sont la plupart du temps des racistes invétérés et vice-versa.

Naturellement, Strauss-Kahn et surtout ses « amis » vont crier victoire. Il faut s’en réjouir. Car plus Strauss-Kahn, dont c’est la nature, se vantera, avec toute la vulgarité qu’on lui connaît, de l’impunité dont il a bénéficié sur le plan pénal, moins on aura de chance de le revoir un jour dans son déguisement de politicien. Car il y a une chose qu’il n’a certainement pas comprise : même « blanchi » il restera ce qu’il est : sale aux yeux de la majorité des Français.

Nafissatou Diallo ne sera jamais assez remerciée de nous avoir débarrassé d’un cynique obsédé sexuel que rien, peut-être, n’aurait arrêté sur le chemin qu’on lui avait tracé pour prendre le pouvoir suprême et en jouir ensuite selon son bon plaisir et celui de ses commettants.

Aujourd’hui, ces rêves se sont effondrés et, en ce sens, DSK, même s’il crâne comme à l’accoutumée avec l’argent d’une femme bafouée et contente de l’être, a bien perdu la partie. L’affaire laissera des traces chez ses amis politiques car celles et ceux qui, au parti socialiste – j’ose espérer que ce n’est pas la majorité - ont soutenu et soutiendront Strauss-Kahn, doivent être systématiquement sanctionnés par les urnes. Pour toutes les élections à venir, dans chaque circonscription, à commencer par la huitième du Val d’Oise - celle de Strauss-Kahn et de son factotum Pupponi - il y aura une Nafissatou Diallo pour les faire battre.

Quelle femme, quel Antillais, quel Africain donnerait aujourd’hui sa voix à celui ou à celle qui a cautionné le racisme, le sexisme, le mépris, l’injustice ? Partout, oui partout, barrons la route aux DSK et privons les de ces voix «noires» dont ils considèrent qu’elles sont leur propriété !

Sur le plan judiciaire, l’affaire Strauss-Kahn est loin d’être terminée. Si le volet pénal a été enterré, il pourrait en être tout autrement du volet civil. On ne peut que souhaiter une saignée financière conséquente pour le présumé violeur puisque l’argent a tant d’importance pour lui.

Rien n’interdit d’autre part à Nafissatou Diallo d’engager des poursuites pénales devant les juridictions françaises comme la loi le lui permet, semble-t-il. Et n’oublions pas que le combat de Tristane Banon, dont on peut s’attendre qu’elle soit lynchée à son tour par les « communicants » à la solde du présumé violeur, doit être soutenu. Au reste, dans les semaines, dans les mois à venir, d’autres femmes vont parler. Il faut les y encourager.

dimanche 31 juillet 2011

Ce que Marie-Victorine M’Bissa (alias Marie-Victorine M.) prétendue "maîtresse" de Strauss-Kahn, a oublié de dire

D’abord son nom : M’Bissa. Etrange de se montrer en photo, de donner trois interviews en 24 heures depuis la Suisse après avoir, parait-il, fui les USA et de faire des mystères sur son identité.

Elle est sarcelloise et a fait ses études au lycée Jean-Jacques Rousseau où des condisciples se souviennent fort bien d’elle à l’époque où elle portait des lunettes. Tout Sarcelles, apparemment, est au courant de sa relation avec Strauss-Kahn qui s’est terminée par une tentative de suicide. Pourquoi ? A l’intéressée de nous l’expliquer.

Marie-Victorine n’a pas dit non plus que son père, chimiste né en 1943 à Kouomi (Congo-Brazzaville) dirigeant d’une entreprise d’importation de légumes africains, mais aussi, selon certains, propriétaire d’un bar-dancing, après avoir été socialiste, s’est retrouvé en 2008 en 41e position sur la liste municipale de l’UMP menée par Patrick Toulmet contre François Pupponi.

Sur cette liste, figurait Mohamed Fofana, également transfuge du PS, le même qui prétendait à qui voulait l’entendre, il y a quatre ans, qu’il serait intervenu, pour le compte de Dominique Strauss-Kahn, afin d’« arranger » l’affaire glauque d’une jeune fille d’origine africaine qui aurait eu une relation sexuelle avec l’ex-futur président de la République française, aurait été enceinte, aurait tenté de se suicider et aurait finalement été exfiltrée, avec l’ «aide» de ceux que ça pouvait déranger.

Une romance pas très romantique finalement qui ressemble beaucoup, mutatis mutandis, à la bizarre confession de « Marie-Victorine M. »

Autre fait troublant : Mohamed Fofana, que Marie-Victorine a oublié de mentionner, alors que c’est lui qui se vantait d’avoir joué les « bons offices » pour conclure cette histoire assez scabreuse, était en 2008 colistier d’André M’Bissa.

Plus troublant encore, Fofana refuse à présent de s’expliquer sur cette affaire, au motif qu’ « on » lui aurait trouvé un travail de gardien d’immeuble à Saint-Denis et qu’il vivrait tranquille à Villers-le-Bel, après avoir perdu la mémoire (sans doute flashé par « Mister K » comme dans le film Men in Black).

On attend avec impatience que François Pupponi, officiellement injoignable pour cause de vacances (dans sa luxueuse propriété corse) confirme ou infirme sa présence à l’hôpital de Gonesse, sur la demande de DSK, au chevet de Marie-Victorine M’Bissa, après la tentative de suicide de cette dernière (c’est elle qui donne cette version dans son interview à L’Illustré). A moins qu’il ait été flashé par « Mister K », lui aussi.

On aimerait, en outre, que les habitants de Sarcelles retrouvent un peu la mémoire et la parole après toutes ces années d’opacité, de mensonges, de terrorisme et d’omerta.

Et puis, cerise sur le gâteau, si certains journalistes français qui ont pignon sur rue se remettaient un peu à travailler, au lieu de partir en vacances ou d’inventer des comités de soutien bidon et manipulés par les compagnons de DSK pour tenter d’occulter celui qui, créé dès le lendemain des événements, est généralement passé sous silence et banni de certains médias. Mais finalement, il fait son petit travail, comme on voit. Au fait, on salue l’arrivée dans ce comité de la maman de Tristane, Anne Mansouret. Là preuve qu'on n'est pas des "communautaristes".

Réponse aux messages racistes que je reçois

Il m’arrive de recevoir des messages racistes que je ne vois pas l’intérêt de publier, mais auxquels il me semble important d’apporter, une fois pour toutes, une réponse globale.

Ce qui revient le plus souvent, c’est que soutenir Nafissatou, ce serait susciter un conflit entre les « blancs » et les « noirs ».

Notons tout d’abord qu’en suivant cette logique on pourrait en dire tout autant de ceux qui soutiennent Strauss-Kahn et surtout de Strauss-Kahn lui même qui, en tentant de violer une jeune Africaine, si l’on en croit les accusations de cette dernière, aurait pris le risque d’allumer un tel conflit.

On apprend de cette manière qu’il y aurait d’un côté les « blancs», de l’autre les «noirs». Strauss-Kahn serait un « blanc», Nafissatou ferait partie des « noirs ». Les « noirs » qui défendent Nafissatou seraient taxés de « communautarisme ». Mais les « blancs » qui défendent Strauss-Kahn n’encourraient pas cet anathème. Une réunion de dix personnes « noires » serait « communautariste ». Mais l’assemblée nationale française, majoritairement « blanche» et masculine, et nullement représentative des électeurs quant au genre et au phénotype, ne le serait pas. J’encourage ceux qui soutiennent ce genre d’absurdités à réfléchir un instant, s’ils en sont capables, puisqu’on dit que le bon sens serait la chose du monde la mieux partagée. En tout cas, j'ignore totalement la couleur de peau de celles et de ceux - ils sont plus de deux mille - qui ont rejoint le comité de soutien à Nafissatou, ouvert à tout le monde.

J’ai reçu quelques messages d’insultes me reprochant d’être un « raciste anti-blanc » parce que je serais «noir». Bien entendu, un « blanc » n’est jamais raciste « anti-noir » (ni raciste « anti-blanc », ce qui va de soi dans l’esprit des racistes). Seuls les « noirs » seraient racistes « anti-blancs » ou même, à la rigueur « anti-noirs ». Or mes parents sont de couleur de peau différente, ce qui devrait me mettre au-dessus de ce genre de soupçon, car je ne vois pas quelle raison je pourrais avoir de reprocher sa couleur à ma mère plutôt qu’à mon père. Mais j’observe que certains ont décidé sans me consulter que je suis « noir » et même que je suis un « raciste anti-blanc ». Je rappelle que tout le monde est, comme moi "métissé", à un degré ou un autre de son arbre généalogique. Implicitement, Strauss-Kahn, lui, est désigné comme « blanc ». Est-il vraiment « blanc » ? Peut-être pas plus que je ne suis «noir». Est-il raciste ? Pour tenter de trouver une réponse à cette question, je renvoie aux excellents écrits de Yann Le Bihan. En tout cas, dans son interview à "L'illustré", Marie-Victorine Mbissa, qui se dit son ex-maîtresse, ne nie pas formellement avoir avorté, même si elle refuse d'en parler, ce qui peut se comprendre. Si une relation avec une femme "noire" était excitante, un enfant "métis" n'était peut-être pas acceptable. C'est le sujet des recherches de Yann Le Bihan (un "blanc" raciste "anti-blanc" ?).

Que conclure de tout cela ? Ceux qui accusent les autres d’être des racistes « anti-blancs » du fait qu’ils seraient « noirs » sont sûrement des racistes tout court et de ce fait s’exposent à la sanction des lois qui punissent le racisme, dont je rappelle qu’elles existent en France – y compris quand il s’agit de correspondance privée (courriels) - et qu’il ne faut pas hésiter à s’en servir.

On me reproche aussi de n’être pas originaire de France, ce qui est assez curieux, dans la mesure où je suis français né en France, fils, petit-fils, arrière petit-fils, arrière-arrière petit-fils de Français, ce dont je ne tire aucune gloire - notamment par rapport à Strauss-Kahn - mais aucun complexe non plus. Ce qui démontre bien qu’il y a des Français de toutes couleurs. Je comprends que ce soit insupportable pour certains, mais c’est ainsi.

J’observe que ceux qui portent ce genre d’attaques, évidemment racistes, se disent parfois fils ou petits-fils d’immigrés.

J’ai même reçu des messages m’accusant d’antisémitisme, parce que je défendais Nafissatou Diallo.

J’ignore tout des croyances religieuses ou philosophiques de l’agresseur présumé, comme il ignore les miennes, mais je ne connais aucune religion qui encourage le viol. Sûrement pas la religion juive. Je serais même porté à conclure que si Strauss-Kahn était croyant, il aurait agi tout autrement avec les femmes. Quant à faire de la « judéité » une « race », je laisse ce genre de croyances aux racistes et je les plains. J’ajoute que crier à l’antisémitisme pour défendre un violeur présumé et un dépravé reconnu n’est certainement pas la meilleure manière de combattre les préjugés.

Je me crois obligé de préciser que mon oncle est mort pour la France dans un camp allemand après avoir combattu, les armes à la main (ce qui n’est pas le cas de tout le monde), le nazisme, le racisme et l’antisémitisme.

mercredi 27 juillet 2011

Strauss-Kahn acte III : entrée en scène de Marie-Victorine M'Bissa

Le goût de l’ex futur président de la République française pour la « diversité » se confirmerait, si l’on en croit une interview exclusive publiée par le magazine suisse L’illustré.

http://www.illustre.ch/DSK-maitresse-FMI_114733_.html

Il s’agit d’une certaine Marie-Victorine M. Elle ne dit pas son nom (Mbissa selon un commentateur de ce blog qui dit l'avoir connue) mais n’hésite pas à se montrer en photo et à expliquer qu’elle aurait été la « maîtresse » de Dominique Strauss-Kahn. Quel est le sens du mot « maîtresse » pour un « séducteur » à qui l’on impute trois « conquêtes » par 24 h ? C'est compliqué, comme dirait Facebook. Marie-Victorine serait en tout cas d’origine congolaise par son père, un militant socialiste de Sarcelles. C'est confirmé : il n'est décidément pas raciste notre galant. Tiens, Sarcelles ! Nous y revoilà. Une histoire d’amour, selon Marie-Victorine. Mais il est aussi question d’avortement, de tentative de suicide et même de François Pupponi - l’actuel député maire de Sarcelles - au chevet de Marie-Victorine à l’hôpital de Gonesse.

Quel gentleman, ce Pupponi qui va consoler les « maîtresses » de son ami à l’hôpital ! Une histoire qui ressemble un peu à celle que contait naguère Mohamed Fofana, de Villers-le-Bel, à qui voulait l’entendre. Certes, la version de Mohamed, originaire de Guinée, comme Nafissatou, ancien conseiller municipal de Sarcelles en charge de la sécurité, et très proche de «Dominique», paraît-il, était moins romantique. C'était le temps où Mohamed, très remonté, disait qu'il fallait un « maire noir » à Sarcelles. Mais peut-être ne s’agit-il pas de la même histoire. De toute façon, Mohamed a aujourd’hui perdu la mémoire depuis que des «bienfaiteurs» lui ont trouvé un travail de gardien d’immeuble à Saint-Denis. Il a même l’air d’avoir peur. Mais peur de quoi donc ou de qui ? Difficile de deviner s'il ne veut rien dire. Marie-Victorine aussi a la pression. Une lettre que de méchants journalistes américains menaceraient de balancer. C'est pour ça qu'elle se confie. En toute sincérité, cela va de soi, car, à la différence de Nafissatou, on ne saurait la soupçonner de mensonge. Car elle vit à Los Angeles et c'est une juriste consultante. Celle-là- qui était consentante puisqu'elle le dit- on ne la traitera pas de pouffiasse comme on l'a fait pour l'autre - qui l'était forcément aussi, consentante, puisqu'elle dit le contraire. Belle réussite en tout cas pour cette Sarcelloise qui ne doit rien à personne. Un peu comme Ramzi Khiroun. Respect !

Que pense Marie-Victorine de l’affaire new-yorkaise ? « Franchement, je pense qu’il y a eu une relation entre eux, une relation forcée. Je ne sais pas s’il s’agit de viol. C’est un homme qui est physique, donc il est tout à fait possible qu’il ait étreint cette femme de façon brusque ou brutale. Mais on en revient toujours à la même question: qu’est ce que la définition exacte de la violence? Dominique m’a étreinte parfois de façon brusque, mais, pour moi, c’était de la passion, pas de la brutalité. »

Voilà l’explication qui nous manquait : Dominique est un passionné, ce qui peut expliquer une « relation forcée » avec Nafissatou, pour laquelle il se serait soudain pris de « passion » et qui serait en quelque sorte devenue sa « maîtresse ». Une autre histoire très fleur bleue, en fait. Sur certains points, Marie-Victorine aussi a perdu la mémoire : « Je ne me souviens plus très bien de cet épisode, explique-t-elle à propos de cette tentative de suicide qui a suivi une rupture intervenue après Yom Kippour. J’avais pris des médicaments, c’est encore flou dans ma tête» confie-t-elle au journaliste. « Quand je me suis réveillée à l’hôpital de Gonesse, M. Pupponi, le maire de Sarcelles, était à mon chevet. Je me souviens lui avoir parlé quelques minutes en lui demandant ce qu’il faisait là. Il m’avait répondu que Dominique voulait juste savoir si ça allait.»

Quelle classe ce Dominique ! En tout cas, l’histoire de Martie-Victorine intéresserait beaucoup Cyrus Vance qui aurait même décalé de trois semaines l’audition de l’ex-patron du FMI pour entendre Marie-Victorine lui conter cette bagatelle sarcelloise. On espère que M. Pupponi aussi sera entendu pour expliquer à quel point son ami est passionné, tendre et romantique.

dimanche 10 juillet 2011

Pourquoi Strauss-Kahn a perdu la partie

Depuis le 14 mai 2011 une triste affaire de viol présumé, vendue par la presse comme un feuilleton à rebondissements, passionne la planète. Mais il n’y a finalement guère de mystère sur l’issue de cette histoire. Strauss-Kahn a déjà tout perdu ou presque.

D'abord l'essentiel : l'honneur. A supposer que cela ait un sens pour lui et ses amis.

Par sa propre démission -qui est presque un aveu- il a aussi perdu son poste lucratif et prestigieux de directeur général du FMI avec l’humiliation de voir arriver comme successeur une femme, française et de surcroît adversaire politique.

Strauss-Kahn a vu du même coup son rêve s’effondrer. Il ne sera jamais président de la République et, même s’il réussit à passer entre les mailles des filets judiciaires américain et français, ce qui est très improbable, - et devrait l’occuper quelques mois sinon quelques années - il aura le plus grand mal à revenir en politique, même au plus modeste niveau.

A terme, il a perdu en outre, très probablement, le soutien de son épouse. Anne Sinclair a adopté l’attitude d’une femme qui défend son mari contre vents et marées. Très bien ! Respectons ce choix. Mais n'en a-t-elle pas beaucoup trop fait et sa posture arrogante n'a-t-elle pas desservi celui qu’elle prétendait aider ? Passer l’éponge sur une incartade est une chose, supporter l’humiliation d’être bafouée et contente pendant trente ans en est une autre, couvrir un viol présumé avec l’impudence que donne la fortune en est une troisième. Pendant combien de temps supportera-t-elle encore de n'être que la grosse dame qui règle les additions, comme dans les films des Marx brothers ? On peut comprendre qu’elle ait joué gagnant un homme qui lui permettrait de réaliser un rêve par procuration : entrer à l’Élysée. Mais jusqu’à quel point sa "magnanimité" affichée, dans laquelle je ne vois qu'une injure faite à toutes les femmes violées, lui permettra-t-elle de miser désormais sur un tocard ?

Si on enlève à Strauss-Kahn la fortune de sa femme et la perspective d’une réussite en politique, que reste-t-il ? Un brillant économiste selon certains admirateurs ? Soyons honnête : sa thèse « Économie de la famille et accumulation patrimoniale » et son livre sur « La richesse des Français », deux ouvrages publiés il y a plus de trente ans, ne le prédisposent guère au prix Nobel. Il reste donc un homme dont la célébrité reposera sur l’un des plus grands scandales sexuels de l’histoire et qui ne pourrait être intéressant, à la rigueur, s’il en avait le talent, qu’à travers une introspection littéraire sur propre cas. Le plus probable, c’est que Strauss-Kahn restera un cas d’études clinique et, certainement, un héros de la petite histoire au même titre que Gilles de Rais, le cardinal de Rohan, Félix Faure, John Profumo ou le cardinal Daniélou.

Les maladresses des bons amis

Ceux qui ont tenté de défendre Dominique Strauss-Kahn ne l’ont guère aidé, c’est sûr. Jacques Lang qui a tenté de minimiser le viol présumé en déclarant qu’il n’y avait « pas mort d’homme ». Jean-François Kahn qui ne voyait d’ans cette affaire qu’un banal « troussage de domestique ». Bernard-Henri Lévy pour lequel Strauss-Kahn n’était pas «un justiciable comme les autres » et qui invoquait, sans en comprendre, apparemment, l’ironie dans le cas d’espèce (d'autant qu'on imagine mal BHL en train de rire) l’adage « Rira bien qui rira le dernier ». Michèle Sabban qui dénonçait « un complot international ». Johnny Hallyday, lui-même accusé de viol en 2002, qui ne voyait dans les chefs d’inculpation visant Strauss-Kahn, que des « critiques odieuses ». Elisabeth Badinter pour laquelle tout cela n'est qu'une «possible injustice» (qui aurait frappé Strauss-Kahn, bien sûr, pas la victime présumée). Finkielkraut pour qui le fait d'oser porter une accusation contre un homme au-dessus de tout soupçon comme Strauss-Kahn équivaut à un... « viol ». Rien de moins ! Jean-Marie Le Guen qui déclarait encore le 5 juillet 2011 que Strauss-Kahn serait en 2012 « un atout considérable pour la gauche». Il ne manquait, pour compléter ce florilège, que la réaction de Roman Polanski lequel, heureusement, a gardé le silence.

Un dossier d’accusation accablant

Les injures et les calomnies déversées sur Nafissatou Diallo par les avocats et le communicants de Strauss-Kahn ne doivent pas faire oublier que les faits reprochés à l’ex-directeur général du FMI sont étayés, non seulement par le témoignage de Nafissatou Diallo qui n’a pas varié d’un iota, mais aussi par des preuves impossibles à réfuter qui corroborent ce témoignage : notamment un rapport médical et des expertises médico-légales accablants. Les mensonges de la défense de Strauss-Kahn qui, dans un premier temps, a tenté d’établir que le Français était déjà parti au moment des faits et que la présumée victime n’était « pas attirante » avant d’en venir à une « relation consentie » risquent de peser lourd le moment venu. Sans parler des tentatives du sexagénaire à l’encontre de deux autres employées de l’hôtel et de la présence nocturne d’une jeune femme dans les heures qui ont précédé l’agression : autant d’indices d’une libido pathologique.

L’attitude désinvolte d’un justiciable sûr d’être supérieur aux autres.

La posture arrogante de Strauss-Kahn qui, au motif qu’il avait partiellement recouvré la liberté, se voyait déjà disculpé et allait fêter l'événement avec sa femme au Scalinatella, l'un des plus huppés restaurants new-yorkais (600 dollars les pâtes aux truffes et le Brunello Di Montalcino pour porter un toast à la santé des rmistes Sarcellois) n’est peut-être pas de nature, quant on y réfléchit, à faciliter un abandon des charges. La décision provisoire d’un magistrat n’éloigne ni la perspective d’un procès, ni celle d’une condamnation avec la perspective d’un retour à Rikers island où le menu et la carte sont moins gastronomiques.

La quasi-certitude d'une lourde condamnation au civil.

Si, d'aventure, DSK échappait au pénal américain, il peu probable qu'il puisse s'en tirer au civil et, dès lors, il risque bel et bien d'être condamné pour les mêmes faits, sinon à la prison, du moins à de faramineux dommages-intérêts qu'Anne Sinclair ne sera peut-être pas disposée à payer.

L’ouverture d’un second front en France.

L’attitude de Tristane Banon qui, après avoir porté des accusations contre Strauss-Kahn, a refusé de venir témoigner dans le procès américain, s’explique très certainement par la volonté de ne pas réduire sa propre affaire à un banal épisode du dossier new-yorkais. Par ailleurs, on peut comprendre que la jeune femme, à laquelle le comité de soutien à Nafissatou Diallo apporte aujourd'hui ses encouragements, n’ait pas voulu s’exposer aux calomnies que pourraient utiliser contre elle les avocats de Strauss-Kahn dans la procédure américaine. L’ouverture d’une enquête préliminaire en France et la perspective d’une longue instruction qui pourrait déboucher sur un procès en cour d’assises risquent d’apporter à l’accusation américaine des éléments de toute évidence défavorables à Dominique Strauss-Kahn. En outre, avec l'entrée en scène de Banon, qui n'est ni "noire" ni musulmane, il va être plus difficile d'invoquer le "complot" et un "nouvelle affaire Dreyfus".

La politisation du dossier

Les féministes françaises, habituées à voir les victimes de viol calomniées par les violeurs, ont adopté une attitude courageuse qui doit rappeler que la discrimination sexuelle va généralement de pair avec la discrimination raciste. De ce point de vue, c’est à bon droit que la diaspora africaine, en France à travers le comité de soutien créé dès le 24 mai 2011, puis aux USA, avec la mobilisation des syndicats et des militants pour les droits civiques , a vu dans les attaques portées contre Nafissatou Diallo la manifestation d’un racisme à peine dissimulé. Le hallali négrophobe auquel on a assisté à partir du 1er juillet 2011 a été en effet d’une violence rarement atteinte depuis les années soixante. Bien sûr, la couleur de Nafissatou Diallo n’a jamais été invoquée explicitement pour justifier ces attaques. Ce qui a en effet changé depuis les années soixante, c’est que le racisme au premier degré n’est plus socialement tolérable dans la société occidentale. Cependant, il faudrait être de bien mauvaise foi pour soutenir que l’acharnement contre Nafissatou Diallo, traitée, pendant une semaine, et sans aucune preuve, non seulement par des journaux à scandale, mais par des organes de presse dit « respectables », de menteuse, de complice de trafic de drogue et de prostituée, n’a absolument rien à voir avec sa couleur, ses origines ni sa religion. Le lynchage en règle auquel on a assisté, n otamment dans la presse française de gauche, n’est absolument pas contradictoire avec l’attitude première qui a consisté à sanctifier Nafissatou Diallo. Au contraire. Les préjugés contre les femmes africaines ou afro-descendantes s’expriment de deux manières qui semblent figées depuis le XVIe siècle. Tantôt on a recours au stéréotype paternaliste de la «vraie noire» qui serait en adéquation avec la nature, tantôt à celui de la « fausse noire » dénaturée par le contact avec l’Occident.

Dans les deux cas, prévalent de grossiers préjugés qui réduisent la femme africaine aux fantasmes sexuels projetés sur elle par des anciens pays colonisateurs et esclavagistes. Ce sont, de toute évidence, ces fantasmes qui ont allumé la libido de Strauss-Kahn et peut-être amené cet homme à des actes de violence, suite au refus de Nafissatou Diallo de se plier aux fantasmes de l’ancien maire de Sarcelles. Pour plus de détails, on se reportera aux intéressants travaux de Yann Le Bihan, chercheur en psychologie sociale.

Pendant un mois, Nafissatou Diallo a donc été hypocritement présentée comme une « vraie noire » issue d’un village africain utopique et en tout point conforme aux villages mis en scène dans les expositions coloniales des années trente. C’était une bonne musulmane, issue d’une famille respectée. En « bonne sauvage », elle était incapable de mentir. Tout a basculé en quelques heures. Nafissatou Diallo est devenue une « fausse noire » vénale pervertie par le contact avec la société américaine et incapable de s’acculturer, du fait de son « infériorité » naturelle. On a insisté sur l’argent dépensé pour des soins jugés futiles pour une « vraie noire » – coiffure, instituts de beauté. Bien sûr, il a tout de suite été affirmé que le financement de ces dépenses futiles était assuré par des hommes. Nafissatou a été immédiatement traitée de prostituée par toute la presse occidentale, en précisant qu’il s’agissait d’une « filière guinéenne » pour replacer la prostitution dans un contexte spécifiquement africain. Les calomnies distillées par les avocats et communicants de Strauss-Kahn dans le peu reluisant New York Post étaient reprises presque sans réserves dans Libération et même dans Le Monde. Des conversations téléphoniques, jamais rendues publiques, mais citées par de mystérieuses sources « proches du dossier » révélaient que Nafissatou avait des liens avec des trafiquants de drogue (qui eux, soit dit en passant, ne semblent pas profiter de la présomption d’innocence). Bien sûr, la « fausse noire » avait tout de suite flairé la bonne affaire et appelé son complice – noir évidemment – pour en parler avec lui.

Il ne manque plus à Nafissatou, pour faire bonne mesure et confirmer la théorie du complot international, que l’imputation de relations avec des terroristes islamistes. Ce qui, finalement, va peut-être venir. On compte sur Taylor, Brafman et Khiroun pour nous régaler encore de leurs affabulations et de leurs bobards.