le Blog de Claude Ribbe

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samedi 25 novembre 2006

La négritude, de la littérature

Il y a tout juste un an, ceux qui s’inquiétaient des légitimes revendications des hommes et des femmes d’outre mer descendants d’esclaves ont eu l’idée de créer de toutes pièces une communauté noire. Mais cette communauté n’existe pas, n’a jamais existé et n’existera jamais en France. Rien voir avec le modèle anglo-saxon et en particulier avec le modèle américain. L -bas, il y eu l’apartheid. Tandis que le ciment de notre République, c’est le rejet de toute distinction de couleur. En France, des noirs et des blancs, il n’y en a que dans le regard des racistes. Ceux qui acceptent ce regard-l , ceux qui acceptent de s’y reconnaître en s’autoproclamant noirs font le jeu des racistes et, forcément, deviennent eux-mêmes des racistes acharnés. La négritude, c’est de la littérature. On n’est pas noir, on n’est pas blanc. On est guadeloupéen, martiniquais, guyanais, réunionnais, mahorais, togolais, fang ou bambara. On n’est pas noir, on est pas blanc. On est de Bouillante, de Fort de France, de Paris, de Garges ou de Sarcelles. On n’est pas noir, on n’est pas blanc, on n’est pas métis ni mulâtre non plus. On est français ou on aspire le devenir. On n’appartient pas une race. La race, c’est pour les animaux, pour les racistes (qui eux aussi sont des bêtes), pas pour les êtres humains. Pourtant, aujourd’hui en France, il y a des gens qui pensent qu’en inventant - au nom de la race - une communauté noire, on pourra manipuler les opprimés et, au besoin, les accuser ensuite d’être communautaristes. Cette communauté fantôme, il leur faut d’abord la faire exister en chiffres. C’est très facile de truquer les statistiques en décidant que noir c’est noir, que ça veut dire quelque chose. Il a suffi de deux fonctionnaires communautaristes de l’Ined pour que la question des statistiques « ethniques » soit agitée en permanence par d’autres racistes. Et des racistes, on en trouve partout. Même chez les journalistes. Au lieu d’informer, certains d’entre eux préfèrent appliquer servilement le plan de communication qu’on leur a fourni et qui n’est évidemment qu’une procédure de désinformation. Statistiques ethniques pour combattre la discrimination ? Discrimination positive ? La discrimination c’est toujours négatif. Celles et ceux qui l’ont connue, la discrimination, celles et ceux qui la connaissent au quotidien ne le savent que trop. Mis part les statistiques ethniques, le meilleur moyen de faire apparaître des noirs en France, c’était de leur désigner un chef coutumier sous le prétexte d’une association dont le dirigeant parlerait en leur nom. Peu importe que l’association n’existe que sur le papier. L’essentiel était de trouver un prétendu noir qui parle au nom des prétendus noirs et qui confisque la parole aux Antillais, aux Africains qui ont quelque chose dire. C’est comme cela qu’on a recruté Patrick Lozès et imaginé le Cran. Les principales qualités de M. Lozès sont sa couleur de peau et sa docilité. Comme il est interchangeable, c’est un homme soumis ses commanditaires. Que dit M. Lozès ? Rien. Il dit seulement « nous les noirs !». Son rôle n’est pas d’aider les gens dont il parle et qui n’ont souvent rien d’autre en commun que d’être français (quand ils le sont), c’est de dire qu’il y a des noirs et d’entretenir le racisme. Que fait M. Lozès ? Rien. Il boit du champagne, il passe la télé, il se pavane en tant que noir. Et on l’exhibe comme une bête curieuse dans le zoo cathodique. Peu importe ce qu’il dit : c’est un noir. D’ailleurs, plus il lâchera de bêtises, mieux ce sera. L’important, c’est qu’au fond des provinces, les Français les plus arriérés puissent dire : « Regardez tous ces noirs, avec leur accent africain qui veulent brûler nos voitures et nos dictionnaires et faire la loi chez nous ! » Au fond de leurs provinces, les Français ont peur de Patrick Lozès le croquemitaine noir. Le résultat, c’est Georges Frêche qui, soit dit en passant, n’est toujours pas sanctionné par son parti. Et c’est toujours l’Antillais qui paiera les pots cassés. Tout simplement parce qu’il y a deux millions et demi d’Antillais, de Guyanais de Réunionnais et de Mahorais, descendants d’esclaves, pour seulement 250 000 Africains français qui eux, descendent de ceux qui ont échappé l’esclavage. Les hommes et les femmes d’outre mer devraient donc être dix fois plus représentés. Et c’est tout le contraire qui se passe. En fait, il serait inexact de dire que depuis un an le Cran n’a rien fait. Il a quand même réussi faire naître des rivalités artificielles entre Antillais et africains. Il a quand même réussi faire monter de deux ou trois points le vote extrémiste. Toujours est-il que parfois, l’Antillais baisse la tête. Il convient qu’il est noir pour qu’on lui fiche la paix. Il croyait être français depuis sept ou huit générations. Bien avant le Niçois ou le Savoyard. Très bien, il n’est qu’un noir. Donc antifrançais. Alors il fait semblant d’être immigré pour être discriminé positivement. Parce que s’il n’est pas immigré, quand on cherche un noir pour occuper un emploi intéressant, il sait que ce n’est jamais lui qu’on fera appel. Au fond, il n’est pas assez noir. Ce n’est pas non plus l’Africain discriminé qu’on s’adressera. On s’adressera aux vrais noirs, ceux qui sont prêts tout pour parvenir. Aux Patrick Lozès, aux Pap Ndiaye, aux Sopo et consorts. Que représente le Cran de Patrick Lozès ? Les Noirs ? Pas du tout. Le noir n’est qu’une invention des colons et des négriers. M. Lozès représente-t-il les deux millions et demi de descendants d’esclaves français ? Il est permis d’en douter. M. Lozès représente-t-il les Africains au motif qu’il rassemblerait une ou deux dizaines d’associations subsaharienne ? Difficile de le croire. Comme si, en plus, les Africains de France avaient attendu Patrick Lozès pour se faire entendre. Comme si ce combat qu’il prétend mener n’avait commencé que l’année dernière. Alors que représente Patrick Lozès ? Il représente Patrick Lozès et ceux qui se cachent derrière lui puisqu’il n’est que le masque noir des marionnettistes qui le font danser. Et pourquoi ? Parce que ces marionnettistes-l ont peur que nous soyons fiers de nos ancêtres esclaves. Parce qu’ils ont peur que nous disions que nos ancêtres, eux aussi, ont subi un crime et que tant que les hommes et les femmes d’outre mer – leurs descendants- subiront des discriminations particulières, le crime ne sera pas réparé et continuera faire des ravages. Alors que faire si l’on ne veut plus voir des imposteurs parler en notre nom ? Tout simplement jouer le jeu républicain. Il y a en Métropole un million d’ultramarins. La moitié d’entre eux ne votent pas ou ne sont pas inscrits sur les listes électorales. Inscrivons-nous, inscrivez-vous. On a jusqu’au 31 décembre pour le faire. C’est la première étape de notre libération. Après on verra bien qui jouera les gros bras.

jeudi 16 novembre 2006

Georges Frêche a trahi la République

Mardi 14 novembre 2006, M. Georges Frêche, président socialiste de la région Languedoc Roussillon, au cours d‘un conseil d’agglomération qu’il présidait Montpellier, a sacrifié, d’une certaine manière, la mode des statistiques « ethno raciales » que certains irresponsables (tels que le Cran) appellent de leurs voeux. M. Frêche a en effet regretté qu’il y ait « 9 blacks sur 11 » dans l’équipe de France de football. Ces propos ouvertement racistes, rendus publics par le quotidien Le Midi Libre jeudi 16 novembre, ont bien été confirmés. M. Frêche a même insisté : "J'ai honte pour ce pays, a-t-il ajouté. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine".

Le 11 février précédent, le même Georges Frêche avait traité des harkis de « sous-hommes » au motif qu’ils avaient participé une manifestation de l’UMP.

Il ne fait aucun doute que ces déclarations- qui ne sont pas dignes d’un élu de la République - s’inscrivent dans la lignée de M. Alain Finkielkraut qui s’épanchait, un an plus tôt (le 17 novembre 2005) dans le quotidien israélien Haaretz. « On nous dit, déplorait-il, que l'équipe de France est admirée parce qu'elle est black-blanc-beur. ... En fait, aujourd'hui, elle est black-black-black, et on se moque de nous dans toute l'Europe. »

Tout cela est dans la continuité de ce que l’on pouvait lire et entendre du temps de la collaboration. MM. Finkielkraut et Frêche sont les émules de Georges Montandon, de Gustave Le Bon et de Lucien Rebatet. Le 18 novembre 1946, Rebatet fut jugé et condamné mort (avant d’être grâcié). Soixante ans plus tard, par question pour les intellectuels français de condamner M. Finkielkraut. Pas question non plus de sanctions administratives. M. Finkielkraut a gardé sa chaire l’École Polytechnique et sa tribune sur France Culture. Il peut propager tranquillement sa haine avec l’aide des institutions de la République et grâce la redevance que paient aussi des ultramarins qui ne sont pas jugés assez évolués pour que France Culture soit diffusée dans leurs départements qui sont pourtant français. Cette impunité est encourageante et, donc, fait des émules. C’est présent M. Frêche qui se déchaîne. Aucune réaction n’est venue du parti socialiste pour dénoncer ses propos sur les harkis. Quelle sera la prochaine étape ?

Cette officialisation du racisme dans les milieux intellectuels n’est plus acceptable. Elle n’est plus acceptable non plus dans les partis politiques. L’impunité mène l’escalade.

Le racisme dans le sport est un fléau contre lequel les Français doivent se mobiliser. C’est tout particulièrement aux élus et aux professeurs qu’il appartient d’être vigilants. Quand ils se servent de leur position pour propager le racisme, c’est une trahison. Oui, les déclarations de Georges Frêche, comme celle d’Alain Finkielkraut, au-del de leur ignominie, sont une véritable trahison de la République. Elles sont de nature allumer, non seulement dans les tribunes de nos stades, non seulement dans nos banlieues, mais jusque dans les cours de nos écoles, une guerre de couleurs sans précédent. La guerre de couleurs est la pire des guerres civiles. Sans même attendre la proclamation de la République, la distinction de couleur a été officiellement proscrite sur le territoire français par la loi du 16 octobre 1791. C’est l’un des principes les plus sacrés du peuple français. Non seulement M. Frêche s’est déshonoré en proférant ces mots ignobles qui violent ce principe fondamental, mais ce déshonneur rejaillit sur son parti. Si, en effet, le PS ne condamnait pas immédiatement des propos aussi abjects et ne sanctionnait pas d’une manière exemplaire celui qui a osé les tenir, alors il serait clair qu’il les approuve implicitement et ce serait aux électeurs d’en tirer les conséquences le moment venu.

C’est pourquoi j’appelle le parti socialiste exclure M. Georges Frêche et lui demander de démissionner immédiatement de toutes ses fonctions électives.

C’est pourquoi j’appelle tous les joueurs de l’équipe de France - quelle que soit leur couleur - refuser de participer aucun match tant que M. Frêche n’aura pas été exclu de son parti et qu’il n’aura pas démissionné de toutes ses fonctions. Cela ne préjugera en rien des poursuites judiciaires auquel il ne saurait échapper, de même que M. Finkielkraut