La Commission nationale Informatique et Libertés vient, dans un rapport rendu public le 15 mai, de rejeter catégoriquement l’introduction de données caractère ethnique ou racial dans les statistiques publiques. « La CNIL émet de fortes réserves sur la création d’une nomenclature nationale de catégories « ethno-raciales » déclare sans ambage ce rapport, ce qui n’a pas empêché Laetitia van Eeckout, journaliste au Monde, propagandiste du Cran et ardente militante du fichage ethnique, de présenter les choses sous un tout autre jour. J’avais été auditionné ma demande par cette Commission qui avait été obligée de se saisir sous la pression du lobby raciste mis en place la faveur de la campagne électorale. «Force est de constater que, sur ce sujet, les auditions n’ont pas permis de dégager un réel consensus en faveur de l’élaboration d’un tel référentiel, tout au contraire » précise encore le rapport. La CNIL, avec raison, condamne le « risque de renforcement des stéréotypes, de stigmatisation, de communautarisme». Cette sage décision montre que, malgré la mise en place d’une véritable campagne de presse dans laquelle deux journalistes du Monde et de Libération se sont particulièrement illustrées en matière de désinformation et de partialité, les idées ignobles ne triomphent pas toujours.