Le terme de «diversité» se promène dans le langage des politiques de tous bords sans que l’on sache très bien d’où il vient ni ce qu’il veut dire. Un terme dont on ne sait rien ou pas grand-chose, mais que tout le monde utilise, est un terme à examiner de près. Le contraire de la diversité, c’est l’unité. Les politiques parlent tous d’unité et le rassemblement, mais ils prônent en même temps la «diversité» et la séparation. Voilà qui est suspect. Qu’est ce qui serait donc « divers » et qu’il faudrait promouvoir en tant que tel ? J’ai beau réfléchir, je ne vois rien d’autre que la couleur de peau de ceux dont les politiques pensent qu’ils ne font pas partie du groupe de ceux qui méritent de faire de la politique. La «diversité» cela voudrait donc dire : les «arabes» et les «noirs». La promotion de la «diversité», ce serait la promotion non pas de tous les «arabes» et de tous les «noirs», mais de ceux qui sont gentils, acceptables. De préférence des femmes. De jolies femmes. En ce sens, la promotion de la « diversité » ne serait pas une nouveauté. On la pratiquait déjà dans les colonies esclavagistes, où il y avait énormément d’enfants résultant de ce type de promotion. Le problème, c’est qu’ils n’avaient pas les mêmes droits que les enfants légitimes des promoteurs. J’ai bien peur que la promotion de la «diversité» ne soit qu’une manière de réintroduire la «discrimination positive», qui revient à peu près au choix arbitraire par le raciste d’individus serviles pris dans le groupe opprimé et destinés à servir d’alibis et d’auxiliaires de l’oppression. Un exemple. Vous prenez un « noir ». N’importe lequel. De préférence le plus bête. Vous lui achetez une grosse voiture, de beaux costumes. Vous l’invitez là où il n’y a pas de « noirs » d’habitude, c'est-à-dire chez vous (vous êtes le politicien au pouvoir). On dira que vous n’êtes pas raciste, puisque vous recevez des « noirs ». Comme il n’y en a qu’un, on le remarquera d’autant plus. D’autre part, ce « noir » là, c’est sûr, dira que le racisme n’existe pas puisque lui est invité partout, même chez vous, possède une grosse voiture et de beaux costumes. Mais le plus subtil, le fin du fin, c’est de lui demander justement de parler de « racisme », de « diversité». Il en parlera mal, évidemment, puisqu’il ne sait plus de quoi il parle et qu’en plus il est bête. Là, il est mûr pour qu’on le nomme ministre de la Diversité. C’était juste une idée, comme ça, puisqu'on approche d’un remaniement…