Le prince, qui n’a pas dû se donner plus de mal pour obtenir une position dans la société que pour s'asseoir dans le fauteuil de son père (le porte-flingue de Giscard) aura fait au moins une chose dans sa vie, outre s’être donné la peine de naître : le voici qui se débonde, le voici qui parle comme dans les fins de dîners de son «monde» et nous révèle le fond de la pensée d’une certaine droite malodorante qui, on l’espère, n’est pas représentative de l’ensemble de l’UMP. Après s’être dit «outré» par le «repris de justice» Ali Soumaré, ce qui, selon moi, vaut bien une comparution de plus devant le tribunal correctionnel pour diffamation (car apparemment, le prince est un vrai récidiviste) le voici qui traite cet homme dont le père est originaire du Mali de «personnage obscur». Personnage obscur ! Quelle finesse, monseigneur ! Du temps où les Poniatowski étaient autre chose que des «descendants», cela vous aurait exposé à un bon coup d’épée. Dans les règles bien sûr. Aujourd’hui, cela vaut en tout cas une comparution devant le tribunal. Car j’y vois une insulte proférée en raison de l’origine et de la couleur de peau. En quoi un Soumaré serait-il plus "obscur" qu’un Poniatowski ? Pourquoi les Français d’origine polonaise, même descendants des maréchaux du dictateur raciste Napoléon seraient-ils plus «clairs» que les Français d’origine malienne ? Pouah ! Décidément, Valérie Pécresse, qui se disait ouverte à la «diversité», mais dont le seul représentant de cette diversité est un rhinocéros à demi-fou qui fait systématiquement des procès aux "noirs" avec les moyens de l’État, est entourée d’une jolie société. Tout le monde sait, à commencer par M. Sarkozy, que cette liste est vouée à un échec cuisant, même si certains fiers à bras se font forts d’inverser la tendance à coups de menton, d’insultes, de menaces et de basses-oeuvres. Mais le fait de se battre pour une cause perdue exclut-il que l’on se batte dans l’honneur et avec courtoisie ? La violence des attaques portées par certains nervis qui environnent Madame Pécresse restera pour la suite de sa carrière politique une tache plus difficile encore à effacer qu'une condamnation sur un bulletin judiciaire. Qui se ressemble, ne s’assemble-t-il pas ? Ces méthodes, dignes de l’extrême droite des années trente, ne sont certainement pas de nature à gagner les voix de la «diversité» en Île de France. Mais, j’y pense, le maréchal Poniatowski n’était-il pas au passage de la Bérézina ?